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Chronique

Les meilleures années du cidre sont à venir

Par Philippe Wouters, . 5 min de lecture.

Les meilleures années du cidre sont à venir
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Le marché du cidre est en croissance. La SAQ a présenté quelques chiffres dans le cadre du congrès des cidriculteurs qui s’est tenu la semaine dernière, et on parle d’une hausse de près de 25% par rapport à l’an dernier. Seul bémol : les espaces « achat local » ont notamment remplacé les espaces auparavant consacrés aux produits importés des États-Unis, retirés de la vente. Il faudra donc attendre encore un peu avant de confirmer s’il s’agit d’une tendance exceptionnelle ou durable.

Cela dit, l’évolution du marché du cidre se constate aussi dans les grandes bannières, avec une progression modeste, mais positive, des ventes. Le marché demeure discret, mais cette avancée démontre un intérêt de plus en plus marqué pour le produit. Et je parle bien ici de cidre, et non de « prêt-à-boire » à base de cidre, que je classe dans une catégorie à part.

Mais cette progression repose aussi sur un élément souvent sous-estimé : la mise en marché. Le positionnement en magasin, la segmentation des produits et la distinction entre cidres et prêts-à-boire jouent un rôle déterminant dans la compréhension et l’adoption par le consommateur.

Au-delà de ce constat purement statistique, il est aussi important de tenir compte de la perception du consommateur envers l’industrie. Et cela, ce ne sont pas les chiffres qui le révèlent, mais bien l’expérience client et l’analyse sur le plancher.

Le cidre plaît de plus en plus à une catégorie de consommateurs qui souhaitent consommer autrement. D’abord, la perception de l’alcool dans le cidre est souvent associée à une consommation plus responsable, mais aussi différente. On ne consomme pas du cidre comme on consomme de la bière.

Le cidre ne gagne pas en prenant des parts à la bière ou au vin. Il gagne parce qu’il crée sa propre occasion de consommation. Une occasion plus légère, plus flexible, souvent associée à des moments où le consommateur ne se reconnaît pas dans les codes traditionnels des autres catégories.

C’est une expérience qui se situe quelque part entre celle du vin et celle de la boisson gazeuse. Oui, plusieurs considèrent encore le cidre avant tout comme un jus de pomme pétillant, légèrement alcoolisé. Toute la perception se joue dans le détail, et le détail fait la différence.

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