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Chronique

Brasseuses et sorcières?

Par Plaisirs Média, . 3 min de lecture.

La silhopuette d'une sorcière volant deavnt la plaine lune sur un balais avec son chat
Photo Pixabay
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C’est bien connu : les alewives, brasseuses anglaises du XVIe siècle sont à l’origine de l’image moderne de la sorcière.

Ouais mais non… Simple coïncidence.

C’est presque devenu un marronnier sur les blogues brassicoles, un de ces sujets qui revient chaque année, à l’approche d’Halloween : le chapeau, le balai, le chat… Ça correspond tellement bien que c’est une évidence, non?

Non. C’est une coïncidence de laquelle quelques personnes ont tiré une conclusion hâtive, puis soigneusement choisi des éléments historiques pour la justifier, en ignorant le reste, le tout selon le principe dit de la « cueillette » ou du « cherrypicking », qui semble logique à première vue, jusqu’à ce qu’on élargisse la perspective.

Mais regardons tout cela de plus près…

D’abord un mot sur les alewives : ce terme s’applique, en Grande-Bretagne au XVIe siècle, aux femmes produisant de la bière et la vendant dans des alehouses, une forme d’auberge. C’était typiquement une manière honorable pour une femme, par exemple une veuve, de gagner sa vie et celle de ses enfants, sans pour autant lui permettre de faire fortune.

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