Chronique
Dark Mild, pour l’amour du malt
La Mild se fait plutôt rare au Québec. Même en Angleterre, sa contrée d’origine, on retrouve de moins en moins de cette bière bien maltée et rafraichissante à l’heure actuelle. Si quelques brasseries québécoises en ont occasionnellement fait une interprétation dans les dernières années, pratiquement aucune à l’exception du Corsaire n’en a proposé une de façon presque régulière, et ce, depuis 10 ans.
Par Plaisirs Média, . 6 min de lecture.
La Mild se fait plutôt rare au Québec. Même en Angleterre, sa contrée d’origine, on retrouve de moins en moins de cette bière bien maltée et rafraichissante à l’heure actuelle. Si quelques brasseries québécoises en ont occasionnellement fait une interprétation dans les dernières années, pratiquement aucune à l’exception du Corsaire n’en a proposé une de façon presque régulière, et ce, depuis 10 ans.
Une Mild, ce n’est pourtant pas compliqué à brasser. Sa définition est assez vague et laisse beaucoup de place au brasseur pour s’exprimer. Le problème, c’est que c’est un style qui n’est pas du tout à la mode actuellement. C’est que la Mild s’avère une bière de session qui met les malts à l’avant-plan ; exit les houblons… Mine de rien, le Corsaire n’a pas hésité à nous présenter sa Dark Mild dès l’été 2011.
« La Mild Ale en Angleterre, c’est la bière du mois de mai. La CAMRA avait proposé ça en espérant sauver le style qui est de moins en moins populaire », explique d’entrée de jeu Martin Vaillancourt de la microbrasserie pirate de Lévis. Il avait lui-même découvert les Mild lors d’un périple dans le nord de l’Angleterre ; il est d’ailleurs un peu tombé dedans comme il le dit…
« J’avais trouvé ça très intéressant et le pub où je travaillais s’investissait beaucoup dans ce genre d’événement, on y proposait plusieurs déclinaisons de Mild en cask durant tout le mois. Ça me rejoint vraiment, mais c’est pas mal à l’opposé d’une IPA. Il nous manquait quelque chose comme ça ici. Quelque chose de doux, bien malté et facile à boire », poursuit-il.
Un brin d’histoire
Traditionnellement, la Mild — qui signifie en anglais « douce » ou « légère » — était simplement une bière servie jeune et dont le nom la distinguait des autres bières plus houblonnées de la brasserie. Initialement, ces Mild s’avéraient plus accessibles qu’un Porter sans nécessairement être aussi légères qu’elles le sont devenues par la suite. Il est d’ailleurs difficile de déterminer l’origine du style ou de l’appellation qui remonte probablement à la fin du 18e siècle en Angleterre.
De nos jours, le terme « mild » est surtout utilisé pour décrire des bières anglaises maltées plus légères en alcool. Généralement servie en cask, on en retrouve également quelques versions en bouteille. La Mild comporte une large gamme d’interprétations, allant des plus claires aux plus foncées, toujours à l’avantage des malts.
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