Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Mère d’une grande famille
Josée Ladouceur raconte qu’elle était sur le point d’accoucher de son premier enfant et à deux doigts d’obtenir sa permanence à la Ville de Montréal quand son père l’a invitée à joindre l’entreprise familiale. Créée en 1984 par le paternel et sa deuxième épouse, Moût International est une entreprise familiale, une vraie. Et ce, beaucoup grâce à elle.
Par Valerie R. Carbonneau, . 5 min de lecture.
Vingt-neuf ans plus tôt, elle était la première pionnière de la relève à sauter dans l’arène, suivie d’à peine quelques mois par l’entrée en poste de sa cousine qui travaille depuis toujours à la pesée dans l’entrepôt. Se sont ajoutés au fil des ans, son frère, Patrick, qui est passé par la direction de l’entrepôt avant de s’essayer comme livreur ; une nièce à la comptabilité, « une perle rare qui fait beaucoup de chemin chaque jour pour venir ici », pour citer Josée, et sa propre fille, Alexandra, qui partage ses heures chaque semaine entre la comptabilité chez Moût et la gestion de C’est un Must!, une boutique de produits fins qu’elle a ouvert l’automne dernier, rue De Marseille à Montréal. Bref, Josée est très fière de son équipe, on le sent bien.
« Nous, c’est Moût et Moût c’est nous », s’amuse-t-elle à dire. Et il suffit de jaser deux minutes dans son bureau pour comprendre à quel point. Bureau depuis lequel d’ailleurs elle peut relire chaque jour sur un tableau un proverbe connu qu’elle a elle-même inscrit et qui la suit dans toutes ses actions : seul nous allons plus vite, mais ensemble nous allons plus loin. D’ailleurs, la cohérence entre cette maxime bien visible et ce qu’elle nous partage lors de notre entretien prend vite forme.
Tour guidé
Josée connaît tous les recoins des 24 000 pieds carrés d’entreposage de malts, houblons, grains et équipements de brassage de Moût International, qu’elle nous montre pièce par pièce en prenant bien soin de nous présenter chaque membre de la famille que l’on croise au passage. Elle raconte qu’aujourd’hui encore, il lui arrive chaque jour de sortir de son bureau pour serrer la main d’un brasseur, aider au dépilage d’une palette ou remplacer un employé pendant une pause. Puis, elle enchaîne avec les étapes d’agrandissement des locaux d’année en année, en expliquant que son conjoint Sylvain s’est ajouté aux membres de la famille entrepreneuriale il y a environ huit ans... Attitré aux projets spéciaux, c’est lui qui fait office de porte-parole de Moût dans les festivals par exemple. « Je dis souvent que moi je suis le côté épicerie de l’entreprise et lui, le côté quincaillerie », ironise-t-elle. Ce fut le début d’une époque de dur labeur pour ainsi assurer une bonne expansion de l’entreprise et la division de la charge mentale sur plusieurs épaules, explique-t-elle.
La suite est réservée aux membres Premium
Cet article a plus de 30 jours : il fait maintenant partie des archives, réservées aux membres Premium. L’abonnement coûte 30 $ par année et donne accès aux trois univers, aux rabais chez les partenaires et au Concierge Terroir.
Aussi dans Bières et Plaisirs
- Oktoberfest au marché Jean-Talon : seize brasseries du 2 au 4 octobre Actualité, 28 septembre 2026
- Un dépanneur du Bas-Saint-Laurent obtient le premier permis de bière en libre-service au Québec Actualité, 21 septembre 2026
- La Foire Brassicole du quartier Saint-Sauveur revient au parc Durocher les 25 et 26 septembre Actualité, 19 septembre 2026
- Beyond the Pale : la microbrasserie d'Ottawa qui a grandi sans cesser de s'amuser Chronique, 19 septembre 2026
- Sur le vif – L’IPA américaine : pas ce que vous pensez ! Vidéo, 18 septembre 2026


Commentaires 0
Connectez-vous pour commenter.