Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Le repaire des cowboys et cowgirls
Par un beau dimanche après-midi du début juin, nous arrivons dans le petit village de Saint-Tite, un peu surpris par le calme qui y règne. Évidemment, le célèbre festival western (qui se tient cette année du 7 au 17 septembre), attirant chaque année des hordes de touristes, n’est pas encore en cours. Et la saison touristique n’a pas réellement débuté.
Par Catherine Schlager, . 4 min de lecture.
Nous profitons donc de ce calme ambiant pour faire une halte à la Microbrasserie À la Fût, sise dans une jolie demeure ancestrale en brique rouge ayant autrefois abrité le magasin général.
Fondée en 2007 par Pierre-Paul Carpentier, Philippe Dumais et Francis Foley, trois anciens étudiants de l’École de technologie supérieure, la coopérative célèbre cette année ses 10 ans. Raison de plus pour aller la visiter.
En entrant, on est tout de suite plongé dans une ambiance particulière, celle d’un saloon des années 1800. Le bar est fabriqué avec des lanières recourbées ayant autrefois constitué des barils de bois. Des fauteuils en forme de selles à cheval accueillent les cowboys et cowgirls assoiffés.
Les visiteurs peuvent également s’attabler confortablement dans la salle à manger, se prélasser sur l’invitante terrasse ou encore prendre place sur la galerie pour profiter des chauds rayons du soleil.
Un menu bien garni
Et que faut-il y boire? Difficile d’arrêter son choix tant l’ardoise est riche avec 18 bières (habituellement 20; deux étaient en rupture de stock). Notre cœur balance entre la British (brune aux noix), la Crique (blanche aux griottes), la P’tite kapi que nous ne connaissons pas (Session IPA sure), la Co-Hop V (croisement entre Kriek et Rouge des Flandres) et la Trip à 3 Brett Lambicus (Tripel vieillie en fût de chêne).
Notre choix s’arrête sur la Co-Hop V (aussi connue sous le nom Rouge de Mékinac), si envoûtante avec sa couleur rouge et ses parfums fruités et sauvages. Notre accompagnateur se laisse tenter par la P’tite kapi, délicieusement rafraîchissante grâce à un savant dosage entre l’amertume et l’acidulé.
Comme nous sommes en milieu d’après-midi, il est un peu tard pour goûter au brunch (servi du vendredi au dimanche) dont on dit beaucoup de bien. Qu’à cela ne tienne, la carte régulière est riche en propositions alléchantes.
Nous optons pour le club à l’effiloché de canard confit, un plat original bien goûteux. Le tout est servi avec frites et mayonnaise maison (sept variétés). Notre invité choisit plutôt le burger Shérif, avec boulette de sanglier de Yamachiche et confit d’oignons au porto. Notre garçon jette quant à lui son dévolu sur les mignons mini-burgers du menu pour enfants. Fait intéressant : les fournisseurs, tous énumérés, sont sélectionnés en fonction de leur proximité avec la microbrasserie.
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