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Le terroir, les spiritueux et les vins du Québec

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Chronique

De capitaine portuaire à capitaine sur terre

Il y a cinq ans, Jean-François Cloutier quittait ses fonctions comme surintendant de navire pour fonder, avec son associé, la Distillerie du St. Laurent. Contre vents et marées, c’est le cas de le dire! « J’ai toujours eu la fibre entrepreneuriale et évidemment le goût pour les bons alcools », explique le « capitaine de la production » qui mettait ainsi fin à une quinzaine d’années de carrière en architecture navale pour suivre son cœur vers de nouvelles avenues. L’aventure a commencé au moment où il a fait la rencontre de Joël Pelletier, un collègue de sa copine rencontré au gré des partys de bureau et avec qui il a développé une amitié autour des bonnes eaux-de-vie.

Par Plaisirs Média, . 5 min de lecture.

De capitaine portuaire à capitaine sur terre
Distillerie du St. Laurent
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« Nous sommes deux gars très curieux et l’intérêt s’est rapidement transformé en obsession! Chaque fois qu’on se rencontrait, on avait un nouvel alcool et une nouvelle information à partager quant à sa fabrication. De fil en aiguille, Joël est allé suivre un atelier chez Koval Distillery aux États-Unis et moi, en bon bricoleur, j’ai fabriqué un alambic. En gros, on voulait savoir comment c’est fait, un spiritueux. »

Après avoir constaté qu’il y avait un réel boom de la microdistillation aux États-Unis et qu’il n’y avait encore presque rien au Québec, les deux aventuriers ont fait leurs expérimentations avec des algues et différents aromates et, ont monté un plan d’affaires. Le reste est connu : ils ont lâché leurs jobs respectives pour faire du gin et se sont équipés pour produire du whisky, tous les jours!

Devise du jour : oser se mettre dans la merde

Débrouillard et curieux, une devise que Jean-François applique au quotidien c’est : on va se foutre dans la merde et on va trouver des solutions. « Jusqu’à présent, ça m’a toujours réussi, admet l’homme passionné qui aime entreprendre les choses avec cette passion. Si ça me passionne, je fonce dans le tas le couteau entre les dents! S’il n’y a plus de passion, je change de projet… Et pour l’instant, on ne manque pas de projets passionnants! J’aime aussi partager ma passion autant pour les spiritueux que pour tout ce qui entoure leur production, précise Jean-François qui prend plaisir à recevoir les visiteurs dans ses installations de Rimouski. Je suis aussi plutôt autodidacte ; j’aime me mettre au défi avec des essais et erreurs et je m’amuse à chercher des solutions. Je n’ai plus la patience d’être assis des heures et des mois durant à suivre un plan de cours. Je vais chercher ce que je dois savoir quand j’en ai besoin; je lis pas mal et je fais beaucoup de R et D », voilà qui constitue d’ailleurs à son avis la partie la plus amusante du travail.

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