Chronique
Bière sans alcool, le nouvel Eldorado?
La rumeur court et les joueurs du milieu le confirment : la tendance des consommateurs à choisir des bières sans alcool est en augmentation. La valorisation de saines habitudes de vie, ainsi qu’une offre meilleure et plus diversifiée semblent contribuer au mouvement, qu’on dit aussi local qu’international.
Par Geneviève Quessy, . 6 min de lecture.
Attirer la clientèle avec le sans alcool
Organisatrice de l’Oktoberfest de Repentigny, Nadia Saïdani l’a bien compris. Sur les publicités de l’évènement, le sans alcool est mis bien de l’avant. « On sait que ça nous attire une certaine clientèle, qui autrement ne viendrait peut-être pas. »
Selon Jason Hattem, directeur général de Krombacher Québec, rien que durant les trois jours de l’évènement en septembre dernier, pas loin de 1000 dégustations de bières sans alcool ont été servies au kiosque de Krombacher, un chiffre en augmentation.
Même son de cloche du côté des tenanciers de bar. Mathieu Cloutier de la Ninkasi Simple Malt tient en permanence une ligne de bière sans alcool, d’où s’écoule 30 litres de bière par semaine, et il ne reviendrait pas en arrière. « Ça nous génère de la clientèle. Des clients nous l’ont dit, ils influencent leur groupe d’amis à venir chez nous car ils savent qu’ils auront cette option de pouvoir boire une bière sans alcool en fût. »
Le geste de tenir une bière en main, et non pas un jus d’orange, est important selon lui. « Quand t’as une pinte de bière comme les autres, avec une belle couleur, une belle texture et un goût correct de bière, ça te donne le feeling de pas être exclu du groupe. »
Qui sont ces gens qui boivent de la bière sans alcool?
Un peu n’importe qui consomme de la bière sans alcool, disent à l’unisson les intervenants interrogés. L’option peut être temporaire pour grossesse, régime hypocalorique ou prise de médicaments, réservée aux jours de semaine, à la fin de soirée, ou permanente pour diverses raisons. Certains consommateurs boivent deux bières alcoolisées, suivies de deux bières sans alcool, pour contrôler leur taux d’alcoolémie. Et pourquoi pas? Il ne s’agirait donc pas d’une caste à part.
Un choix «santé»
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