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Chronique
Une Session d’après-midi avec Thierry Gautrin
Thierry Gautrin a le nez enfoui un peu partout. Et il aime le monde, ça se sent dès les premières minutes de notre rencontre… Avant même d’apprendre qu’il partage sa vie à la maison avec sa femme et quatre enfants. Grand curieux de nature aux champs d’intérêt assez larges, il aime jaser. Tellement qu’en cours de route, l’entrevue bifurque et on se met simplement à discuter de tout et de rien devant deux désaltérantes Session IPA… Car, des questions, il en a lui aussi beaucoup à poser!
Par Valerie R. Carbonneau, . 4 min de lecture.
À l’âge où il buvait déjà de la bière comme beaucoup de jeunes adultes, l’ingénieur mécanique décrochait un premier contrat chez Labatt tout juste après l’obtention de son diplôme. Son mandat : trouver un moyen de déjouer le bogue de l’an 2000, si l’apocalypse survient. Le jeune génie – dans le sens d’ingénieur – était responsable d’informatiser tous les processus, soit de les écrire et ainsi trouver un plan de contingence pour remédier au fameux “bogue”. Après, il ne lui restait qu’à aller angoisser chez lui en attendant que ça passe! « Le soir du jour de l’an 2000, je croisais les doigts vraiment fort pour qu’on ne me téléphone pas… » Inutile de préciser qu’il n’a pas reçu d’appel.
Son aventure chez Labatt s’est poursuivie tandis qu’on l’embauchait peu de temps après à titre de contremaitre des concierges; pendant tout son parcours au sein de la brasserie, il est passé par le magasin central et la maintenance, a touché à l’ensemble de la ligne de production, a conduit les camions de livraison, même qu’il a brassé pas mal tout le portefeuille de bières que détenait le géant à l’époque à divers endroits dans le monde, et ce, grâce à un programme de maitrise qu’on lui a payé à Birmingham. Bref, c’est vers 2005 qu’il est revenu au Québec et qu’il se fit offrir un poste comme directeur d’usine chez Boréale. D’ailleurs, il est fier de partager qu’il était de la dernière extension qu’a subie la brasserie avant qu’ils produisent des canettes, et que ce projet s’est mérité une distinction en 2009 en matière d’efficacité énergétique en remportant le prix du grand lauréat du concours Excellence Mieux Consommer d’Hydro-Québec.
Le jeune professionnel est passé de personne vraiment impliquée à développer des recettes pour développer de la bière à maître dans l’art pour aider les autres à se partir en affaires. Et sa clientèle est issue à 80 % de l’industrie brassicole.
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