Bières et Plaisirs › Mythes et réalités
Chronique
Buvons-nous vraiment moins l’hiver ?
Ce n’est pas un mythe. Nous buvons moins de bière l’hiver que l’été. Nous buvons aussi moins de vin et de spiritueux, nous sortons moins au restaurant et nous dépensons moins, en général. Jusqu’à ce que le temps des Fêtes cogne aux portes et nous dévalise. Mais la question se pose : buvons-nous différemment ?
Par Anne-Marie Luca, . 5 min de lecture.
Regardez par votre fenêtre, les dernières feuilles d’automne tombent. Le froid, de plus en plus froid, donne envie de se blottir dans de grosses laines. Avez-vous envie d’une bière ? Si oui, laquelle ?
« J’en boirais une noire avec des goûts de café ou chocolat. Une bière forte et réconfortante pour me réchauffer en ce dimanche froid », répond Claudia May-Demers, 24 ans, en pleine course de fin de session. L’étudiante en psychoéducation est une bonne vivante qui, à l’occasion, s’amuse à goûter avec des amis de nouveaux produits de microbrasseries. Mais arrivé l’hiver, et le café, le thé et le vin rouge prennent la place.
Cette tendance est généralisée – avec l’exception à la règle que sont les fins dégustateurs passionnés. Sylvain Cloutier, gestionnaire à Statistique Canada et chroniqueur pour Bières et plaisirs, compare cet effet à la crème glacée. « C’est simple, on en mange moins l’hiver que l’été, dit-il. C’est plus agréable de boire une bière sur une terrasse avec des amis que seul dans sa cave en hiver. »
Le graphique en dent de scie qu’il nous a fourni illustre bien cette fluctuation saisonnière des ventes d’alcools en magasins depuis 2012, au Canada. Si l’on calcule celles des trois mois de chacune des deux saisons de 2014, on remarque une augmentation l’été de 15 %, passant de 4,85 M$ à 5,6 M$.
La nuance se trouve dans la fréquence. Reprenons l’exemple de 2014 : les Canadiens ont bu tout l’été, de façon constante. Alors qu’en hiver, la grande majorité de notre consommation s’est concentrée pendant la folie furieuse des Fêtes, décembre étant le mois le plus vendeur de l’année. Et cette tendance est cyclique.
Que boit-on, quand, où ?
La suite est réservée aux membres Premium
Cet article a plus de 30 jours : il fait maintenant partie des archives, réservées aux membres Premium. L’abonnement coûte 30 $ par année et donne accès aux trois univers, aux rabais chez les partenaires et au Concierge Terroir.
Aussi dans Bières et Plaisirs
- Un dépanneur du Bas-Saint-Laurent obtient le premier permis de bière en libre-service au Québec Actualité, 21 septembre 2026
- La Foire Brassicole du quartier Saint-Sauveur revient au parc Durocher les 25 et 26 septembre Actualité, 19 septembre 2026
- Beyond the Pale : la microbrasserie d'Ottawa qui a grandi sans cesser de s'amuser Chronique, 19 septembre 2026
- Sur le vif – L’IPA américaine : pas ce que vous pensez ! Vidéo, 18 septembre 2026
- La Grande Coulée souligne sa 10e édition du 18 au 20 septembre au Mont-Orford Actualité, 18 septembre 2026


Commentaires 0
Connectez-vous pour commenter.