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Chronique
Artisan de l’industrie brassicole québécoise
Par David Sparrow, . 6 min de lecture.
Photo : Brasseurs RJ - Philippe Jaar, à droite, en compagnie du directeur de production de la brasserie, Jérôme C. Denys.
Jérôme C. Denys est le premier brasseur artisan du Québec. À ceux qui en doutent, il a le permis 001 pour le prouver... Comme sa taverne le Cheval Blanc, il a la réputation d'être un peu énigmatique. En réalité, il est simplement passionné, et comme il a été le premier, les gens l'ont sans doute trouvé un peu étrange. Mais grâce à des gens comme lui, plusieurs autres Québécois « étranges » peuvent aujourd’hui vivre de leur passion.
En 1983, Jérôme Catelli Denys hérite de la taverne de son oncle Angelo et choisit de poursuivre dans la tradition familiale. Il conserve la taverne et notamment son nom « Cheval Blanc » sans trop en connaître l’origine. À l’époque, les projets de Jérôme pour l’endroit sont plutôt modestes.
Puis, avec un groupe d’amis, Jérôme se met à brasser de la bière maison. Ceux-ci s’initient à la chose suite à la parution en 1984 de «The Complete Joy of Home Brewing» de Charlie Papazian. En 1985, le groupe se joint au mouvement de la CAMRA qui se réunit le mardi soir au pub Le Vieux Dublin dans le but de consommer de la vraie bonne bière. Ils échangent sur la bière et discutent de brassage maison. Le dimanche, alors que le Cheval est fermé, ils se rencontrent pour faire des concours de brasseurs amateurs. Tranquillement, le futur de la taverne fait son chemin dans la tête de Jérôme...
C’est en 1986, lors d’un voyage à New York, que Jérôme visite la Manhattan Brewery et que sa vision pour le Cheval prend réellement forme. Il souhaite désormais brasser ses propres bières et les vendre à sa taverne, Le Cheval Blanc…
Comment avez-vous commencé à brasser de la bière ?
Au départ, la Ville ne voulait pas d’une nouvelle brasserie industrielle et nous n’avions pas l’espace au Cheval de toute façon. En fait, la Ville allait seulement accepter que l’on brasse si la bière était consommée sur place comme dans les bars. Il existait déjà un permis artisanal pour les cidres, je les ai donc convaincus d’en faire un semblable pour la bière. On a éventuellement construit une microbrasserie sur la rue Saint-Patrick et c’est celle-ci qui a été achetée avec GMT et Brasseurs de l’Anse pour créer Brasseurs RJ. J’y suis devenu le directeur de production.
La première bière que vous avez brassée ?
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