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Chronique

Dominique Gosselin, le brasseur de grosses bières cochonnes

Par David Sparrow, . 5 min de lecture.

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Gourmand, biochimiste et collectionneur de bouteilles de bière, Dominique Gosselin était destiné à devenir brasseur. Il a mis du temps à se lancer officiellement dans l’industrie, mais lorsque l’on regarde le succès des Brasseurs du Temps et l’équipe de rêve avec laquelle il travaille, on ne peut que lui donner raison.

Né sur la Rive-Sud de Québec, Dominique Gosselin a rapidement déménagé à North Bay, puis en Outaouais, à Gatineau, où il a passé son enfance. C’est au début de son adolescence qu’il fait la découverte de la bière populaire, notamment grâce à son frère ainé. À l’université, il rencontre des buveurs de Guinness et décide à son tour de l’adopter. C’est toutefois le verre promotionnel qui motive son achat… Tranquillement, les belles étiquettes des bières de microbrasseries québécoises attirent son œil et se taillent une place dans sa collection de bouteilles. Les arômes se chargeront de charmer ses papilles par la suite.

Comment avez-vous commencé à brasser de la bière ?

J’ai fait mes études en biochimie, j’ai donc commencé à lire sur le brassage de la bière en raison de mon intérêt pour le côté scientifique de la chose. C’est de cette façon que je me suis mis à brasser et également parce que ça revenait beaucoup moins cher faire sa bière soi-même. Le livre de Pierre Rajotte sur la culture des levures m’a également incité à faire ma propre culture, puis j’ai par la suite élaboré mon propre système de brassage maison chez mes parents. C’était d’ailleurs très artisanal comme système…

La première bière que vous avez brassée ?

Ma première comme brasseur maison fut la Au pied du courant, une bière que j’ai refaite chez les Brasseurs du Temps. À l’époque, elle titrait près de 8% d’alcool, c’était une grosse IPA très amère. Elle tire son nom de la prison où les Patriotes ont été pendus à la fin des années 1830. J’avais même fait mes propres étiquettes… Toutes mes bières s’inspiraient de saveurs très québécoises, il y avait notamment la St-Jean-Baptiste (aujourd’hui Trois Portages des BDT) et la Jos Montferrand (aujourd’hui Mea Magna Culpa des BDT). La première bière brassée au BDT a été Et la lumière fut!, une recette que j’avais créée à l’origine pour le mariage de mon frère sous le nom de Lune de miel. C’est probablement ma bière la plus douce à vie.

La bière dont vous êtes le plus fier ?

La Diable au corps, une impériale IPA. Je suis une bibitte à houblon et même quand je suis de mauvaise humeur, cette bière me fait sourire, j’ai toujours envie de la boire. Je suis également très fier de la Dumduminator, elle est très bonne et c’est un style plus rare au Québec.

Votre style de bière préféré ? [À brasser et à boire]

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