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Chronique
Éloi Deit et l’énigmatique Cheval Blanc
Par David Sparrow, . 6 min de lecture.
La taverne du Cheval Blanc à la réputation d’être l’une des plus créatives de la province et la présence du brasseur Éloi Deit n’y est pas étrangère; il adore expérimenter avec les ingrédients, tant les malts et les houblons que les levures. Le Cheval a également la réputation d’être l’un des meilleurs endroits pour l’amateur de bière, là encore, Éloi n’y est pas pour rien… Pils, Stout impérial, Saison, Double IPA, Märzen, Triple Bock ou Bitter, tout lui réussit!
Né au Québec, dans la région de Montréal, Éloi Deit puise ses origines dans la communauté française de Perpignan dans la région du Languedoc-Roussillon au sud de la France. C’est dans les années 50 que ces grands-parents sont venus s’installer au Québec. Vigneron en France, son grand-père est venu se consacrer à la culture de céréales et l’agriculture maraîchère, notamment l’artichaut, sur sa ferme à Sainte-Brigide-d’Iberville en Montérégie. Quelques années plus tard, c’est au tour de son petit-fils de travailler la céréale, cette fois, sous sa forme liquide.
Comment avez-vous commencé à brasser de la bière ?
Comme plusieurs, j’ai commencé comme brasseur maison vers la fin des années 80 avec le fameux livre de Charlie Papazian. Dès le départ, j’ai commencé à brasser tout grain et heureusement tout s’est bien passé la première fois, j’ai été moins chanceux par la suite… J’ai brassé pendant près de 5 ans; j’allais m’équiper chez Gordon’s Cave à Vin qui était l’un des seuls spécialisés en bière, c’était loin de chez nous, mais d’autres endroits ont éventuellement ouverts plus tard. Je fréquentais les places de bières, dont la Maison des Bières Importées et le Futenbulle. J’ai découvert la Belle Gueule, la St-Ambroise, la Sam Adam’s, puis je recherchais de la littérature et des revues spécialisées sur la bière. Finalement, j’ai fait quelques voyages en Europe et chaque fois mon intérêt pour la bière grandissait.
La première bière que vous avez brassée ?
Une Pale Ale tout grain qui a très bien réussie. J’ai ensuite fait une bière noire à l’érable à près de 10% d’alcool, c’était bizarre au début, mais elle a bien vieilli. Je ne connaissais pas trop les styles, je prenais probablement mes recettes dans des livres ici et là. J’avais aussi fait une IPA aux pêches. Je me souviens qu’à l’époque, il n’y avait pas beaucoup de choix de levure…
La bière dont vous êtes le plus fier ?
L’une de celle dont je suis le plus fier est la Bauwimpin 2011, c’est un blend (mélange) de quatre bières que je brasse au Cheval, soit la Bauweraerts Gouden Ale, la Pale Ale au seigle, la India Rouge et la Triple Cheval, le tout vieilli cinq mois dans un fût de Chardonnay ayant contenu des levures brettanomyces. Il y a également la Impériale India, une double IPA à l’américaine assez équilibrée et pas trop extrême. Finalement, j’aime bien mon Stout Impérial Russe en fût de Bourbon, il n’est pas trop compliqué, mais j’en suis bien satisfait.
Votre style de bière préféré ? [À brasser et à boire]
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