Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Savoir concentrer son énergie au bon endroit
Par David Sparrow, . 6 min de lecture.
L’industrie brassicole continue de fleurir au Québec et en plus d’amener de nouvelles brasseries, cette expansion tend également à faire naître des expertises spécifiques s’attaquant aux problématiques les plus présentes dans le milieu. L’un des défis pour une industrie aussi jeune, composée de microjoueurs, est de développer et d’adapter des technologies de pointe en des solutions peu coûteuses qui nécessitent un minimum d’investissement, mais génèrent un maximum d’économie. Parlons efficacité énergétique…
Le projet d’efficacité énergétique des microbrasseries québécoises a été Initié par Simon Marchand, un étudiant à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke, qui proposait d’agir à titre de consultant auprès des microbrasseries québécoises pour améliorer leur efficacité énergétique. L’étudiant a rencontré plusieurs microbrasseries lors du Mondial de la bière pour leur présenter son projet d’étude à la recherche de cobayes intéressés à tirer profit de ses connaissances dans le domaine.
C’est ainsi que certains des membres de la brasserie À la Fût ont décidé de collaborer avec lui. Ingénieurs de formation, Pierre-Paul Carpentier et Philippe Dumais s’affairaient justement à la mise sur pied d’Écosystème, une boîte de génie-conseil en développement durable. Les deux acolytes d’À la Fût ont d’ailleurs suivi une formation en intégration des technologies et processus énergétiques dans le but de gagner une expertise applicable au monde des microbrasseries.
Qu’est-ce que l’efficacité énergétique ?
«L’efficacité énergétique appliquée aux brasseries, c’est simplement de réduire l’énergie utilisée, tant dans un processus de brassage que dans le fonctionnement global de la brasserie», vulgarise Pierre-Paul Carpentier.
«Pour optimiser la consommation de ces énergies, on peut d’abord réduire à la source en changeant de vieux équipements qui consomment plus d’énergie que ce qu’ils dégagent. Pensons notamment aux unités de refroidissement», illustre-t-il.
«On peut ensuite s’attaquer au processus de brassage. Par exemple, après avoir fait bouillir le moût pour en extraire les sucres, on doit le refroidir avec de l’eau froide à laquelle la chaleur sera transférée. On peut donc conserver cette eau chaude pour le prochain brassage en maintenant sa température élevée, ce qui demandera moins d’énergie que de la laisser refroidir pour la chauffer par la suite», explique-t-il.
À la Fût travaille d’ailleurs actuellement sur un projet qui vise à exploiter le froid extérieur pour refroidir les fermenteurs durant la période hivernale. Cette façon de faire devient possible en ajoutant quelques composantes à leur système de refroidissement actuel.
«Certaines industries utilisent déjà ces procédés, mais ça ne se fait pas beaucoup dans l’industrie brassicole. Déjà, c’est plus coûteux d’ajouter cet équipement à un système existant. Heureusement, maintenant, avec les programmes gouvernementaux, on peut amortir notre investissement plus rapidement.»
La suite est réservée aux membres Premium
Cet article a plus de 30 jours : il fait maintenant partie des archives, réservées aux membres Premium. L’abonnement coûte 30 $ par année et donne accès aux trois univers, aux rabais chez les partenaires et au Concierge Terroir.
Aussi dans Bières et Plaisirs
- Un dépanneur du Bas-Saint-Laurent obtient le premier permis de bière en libre-service au Québec Actualité, 21 septembre 2026
- La Foire Brassicole du quartier Saint-Sauveur revient au parc Durocher les 25 et 26 septembre Actualité, 19 septembre 2026
- Beyond the Pale : la microbrasserie d'Ottawa qui a grandi sans cesser de s'amuser Chronique, 19 septembre 2026
- Sur le vif – L’IPA américaine : pas ce que vous pensez ! Vidéo, 18 septembre 2026
- La Grande Coulée souligne sa 10e édition du 18 au 20 septembre au Mont-Orford Actualité, 18 septembre 2026


Commentaires 0
Connectez-vous pour commenter.