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Chronique
L’Orge et le Pleurote : Quand Charlevoix s’invite dans notre "Barley" régional
Par Marie-Chantale Pelletier, . 4 min de lecture.
Écoutez, je vais être honnête avec vous : j’aime mon Saguenay plus que ma propre vie. Mais il faut se dire les vraies affaires, une fois de temps en temps, on a le droit d’aller lorgner chez les voisins. Et mon voisin préféré, c’est Charlevoix ! Pas juste pour les côtes qui font chauffer les freins du char, mais pour leurs producteurs qui sont, disons-le, « sua coche » !



Quand nous sommes en camping dans Charlevoix, nous adorons sillonner les vieux rangs. Pourquoi ? Pour admirer l'architecture des maisons ancestrales au détour des routes sinueuses. L’autre jour, alors que nous cherchions ces trésors patrimoniaux, le hasard nous a conduits vers une surprise culinaire. À La Malbaie, au pied du mont Grand-Fonds, nous sommes tombés pile sur les installations de Champignons Charlevoix. Comme quoi, l'amour des vieilles bâtisses mène parfois à de délicieuses découvertes ! J’avais déjà eu un sérieux « kick » sur leur pesto de pleurotes que j’avais goûté il y a quelques années dans un restaurant, mais là, de voir l’entreprise en vrai, wow !
Fondée en 2002, cette gang-là fait de la myciculture pas comme les autres. Oubliez les engrais chimiques : ils imitent la nature. Ils font pousser leurs pleurotes sur du bois enrichi, dans des contenants lavables (adieu le plastique à usage unique !). Même leurs résidus finissent en compost. C’est ce qu’on appelle de l’économie circulaire, ou comme on dirait ici : « Rien ne se perd, tout se transforme, même le fumier ! » En plus, ils collaborent avec tout le beau monde du coin : la vodka Menaud, le safran nordique, la lavande d’Azulée... Pour ma chronique, j’ai craqué pour leurs pleurotes séchés. C’est tellement simple à réhydrater que même un élève de première année pourrait le faire.
Pour honorer ces champignons-là, ça prenait un grain de chez nous. Pas du riz qui vient de l’autre bout du monde, non monsieur ! Ça prenait de l'orge ! Ou, comme disait ma grand-mère : du « barley » ! L’orge au Québec, c’est une vieille histoire d’amour qui date des années 1600. Même Samuel de Champlain, entre deux expéditions, en faisait semer à Québec pour voir si ça allait survivre « au frette ». Résultat ? L'orge, c'est « tough ». C’est plus résistant que le blé, ça pousse vite, et surtout, ça fait de la bière !
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