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Chronique

DroneArt Show : Harry Potter — toute la magie était dans le ciel

Les 18 et 19 septembre, 1 200 drones ont illuminé le ciel du Quai Jacques-Cartier, dans le Vieux-Port de Montréal. En dessous, par contre, aucun sortilège n'a opéré.

Par Philippe Wouters, . 2 min de lecture.

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Drone Art Show Harry Potter
Crédit: Plaisirs Média
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Dans le ciel, une réussite

Commençons par ce qui a fonctionné, parce que ça a vraiment fonctionné. Présenté au Quai Jacques-Cartier dans le cadre d'une tournée internationale qui souligne les 25 ans de la saga au cinéma, comme l'annonçait le communiqué de Fever et de Warner Bros. Discovery Global Experiences du 9 juillet, le spectacle tient sa promesse aérienne. Les 1 200 drones lumineux recomposent des scènes marquantes des films, synchronisés à la bande originale et à des extraits de dialogues, avec un violoniste en direct et des bracelets DEL qui font participer la foule, comme le décrit Tourisme Montréal. Les tableaux s'enchaînent avec une précision qui force le respect ; on se surprend à retenir son souffle, puis à applaudir le ciel. C'est la force de DroneArt Show, et il faut la reconnaître sans réserve : sur le plan artistique et technique, c'est réussi.

Le problème, c'est tout le reste. Et le reste, c'est aussi ce qu'on paie.

Au sol, la catastrophe

L'accueil, d'abord : très froid. Pour un événement qui vend de l'émerveillement, le premier contact aurait dû donner le ton. Il l'a donné, mais pas le bon. La sécurité, ensuite, ne semblait tout simplement pas formée ; on sentait l'improvisation bien plus que la procédure, et ce n'est rassurant pour personne.

La boutique, annoncée sur le site officiel du spectacle comme un espace de produits officiels Harry Potter, ressemblait davantage à un kiosque de vente de garage qu'à une vitrine digne de la marque. Les boissons, elles, étaient vendues sans indication de format : on paie un prix, on découvre la grosseur du verre après. Un détail, dira-t-on. Mais c'est exactement le genre de détail qui donne au spectateur l'impression d'être un guichet automatique plutôt qu'un invité.

Puis il y a les chaises. Très inconfortables, et certaines carrément pas solides, au point de se demander si elles tiendraient jusqu'au dernier tableau. Et le site lui-même était sale. Pour une production de cette envergure, adossée à l'une des franchises les plus lucratives de la planète, c'est difficile à excuser.

Au final, on a payé très cher pour une heure de magie dans le ciel et pour une soirée au sol qui n'était pas à la hauteur du prix demandé. Le rapport entre ce qu'on a déboursé et ce qu'on a reçu en retour est, disons-le franchement, une catastrophe.

DroneArt Show sait faire voler des drones. Il faudra maintenant que l'organisation apprenne à recevoir des spectateurs. Parce qu'un billet, ce n'est pas seulement un spectacle : c'est une soirée complète. Et celle-là, dès qu'on baissait les yeux, n'avait plus rien de magique.

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