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Chronique

Face à la COVID-19, les microdistilleries répondent à l’appel

La crise sanitaire mondiale est particulièrement éprouvante pour plusieurs PME de chez nous. Mais, pour les microdistilleries d’ici, il s’agit aussi d’une opportunité, et pas seulement au plan commercial.

Par Jean-François Pilon, . 5 min de lecture.

Face à la COVID-19, les microdistilleries répondent à l’appel
BluePearl Distillery
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En effet, face à la demande exponentielle en désinfectant, plusieurs ont retroussé leurs manches et ont décidé d’adapter leur production afin de combler ce besoin important, notamment, pour les travailleurs de la santé et des services connexes.

C’est le cas par exemple de Nicolas Duvernois, président fondateur de Duvernois Creative Spirits, qui s’est retourné vers son partenaire de toujours, Michel Jodoin, afin qu’ensembles, avec l’équipe de ce dernier, ils puissent développer une recette respectant les plus hauts standards.

Il n’est pas le seul : en tout, c’est une quinzaine des membres de l’Association des microdistilleries du Québec (AMDQ) qui réponde à l’appel, à la hauteur de leurs capacités.

Les autorités canadiennes aux premières lignes

« Nous nous sommes lancés dans cette aventure il y a environ un mois (NDLR : mars), raconte Nicolas Duvernois. Pour tout dire, j’ai découvert que le désinfectant à mains est un cousin lointain des spiritueux! Cependant, bien que nous travaillions avec de l’alcool dans les deux industries, il y a tout de même un monde de différence, en commençant par les autorités réglementaires, les clients et les démarches à suivre. »

D’ailleurs, le premier contact avec le gouvernement de la Distillerie Cirka a été repoussé. « Apparemment, ce n’était pas encore une priorité », raconte Paul Cirka. Évidemment, ils allaient rapidement changer d’avis.

« Il faut comprendre que beaucoup de distilleries ont fait des demandes partout au Canada ce qui a engorgé le système et que la production de produits de santé naturelle n’est pas normalement autorisée dans une distillerie », explique Annick Van Campenhout, secrétaire générale de l’AMDQ.

Chacune doit donc obtenir l’aval de l’Agence du revenu du Canada pour dénaturer l’éthanol et celle de Santé Canada pour l’approbation des recettes. Cela prend habituellement deux mois, par contre, le gouvernement fédéral a mis en place une approche accélérée afin de faciliter le processus. « Bien que certaines règles aient été assouplies, la production de désinfectants demeure tout de même surveillée de près par les autorités. Ces permis sont bien sûr temporaires », précise Mme Van Campenhout.

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