Terroir et Plaisirs › Produits du terroir
Chronique
Le safran québécois, une épice haut de gamme
Le safran, l’épice la plus chère au monde, est cultivé depuis quelques années dans plusieurs régions du Québec. Si les producteurs, au nombre d’une vingtaine, espèrent tirer leur épingle du jeu avec cette culture, c’est avec l’ambition de fournir un safran haut de gamme, gage de qualité.
Par Geneviève Quessy, . 2 min de lecture.
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Originaire du Moyen-Orient, l’épice est produite depuis des siècles un peu partout autour de la Méditerranée. On l’utilise pour aromatiser et colorer certains plats, comme la paëlla, la bouillabaisse, les poissons, la crème glacée.
Le safran est cher, et c’est à cause de son mode de production, entièrement à la main, de la plantation des bulbes à la récolte. Quelle curiosité que cette fleur mauve qui fleurit en novembre, et dont on cueille les trois pistils rouge vif à la main. « J’ai souvent pelleté pour récolter mes fleurs sous la neige », raconte la productrice Micheline Sylvestre, d’Emporium Safran, dont les champs sont situés à Saint-Damien, dans Lanaudière. Un travail de moine si l’on considère qu’il faut 170 fleurs pour obtenir un gramme de safran!
Une épice chère... Pour des bonnes raisons
« La fleur pousse la nuit, souvent quand on ne l’attend pas. Il faut surveiller nos champs deux fois par jour pendant la saison de récolte, car les fleurs doivent être cueillies rapidement, afin d’éviter l’oxydation des stigmates », dit la productrice.
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