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Chronique
Le gin, une industrie en pleine croissance, mais à quel prix?
Le gin possède une longue histoire chez nous. Pensons seulement à De Kuyper, cette distillerie et compagnie familiale établie depuis 1695, qui vers la fin du 19e siècle vendait 85 % de son gros gin au Canada depuis Montréal. Il a toutefois fallu attendre jusqu’en 2012 pour que le premier gin microdistillé du Québec, le gin Ungava, arrive sur les tablettes de la Société des alcools du Québec (SAQ). Il fut rejoint environ un an plus tard par le Piger Henricus des Subversifs. Dès 2014, ces deux produits voient leurs ventes conjointes atteindre les 4 M $. Et ce n’était qu’un début.
Par Jean-François Pilon, . 5 min de lecture.
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« C’est avec fierté que la SAQ a commercialisé l’an dernier plus de 650 produits québécois. Les gins québécois ont d’ailleurs connu une année faste avec des ventes en volume de 739 153 litres, enregistrant une progression de 47,6 % en un an », explique Mathieu Gaudreault d’affaires publiques et communications de la Société des alcools du Québec.
Le Québec, contrée canadienne du gin
« La SAQ est ainsi devenue le plus gros vendeur de gin au Canada, avec des ventes au litre de plus de 3,2 millions pour 354 gins différents », indique M. Gaudreault. Pas mal pour une industrie qui n’a pas encore dix ans…
« Je t’avoue que si quelqu’un avait prédit cela, je l’aurais traité de fou », annonce d’ailleurs sans détour Fernando Balthazard, un des fondateurs des Subversifs microdistilleries. Pour lui c’est certain, l’engouement va se poursuivre.
Même son de cloche de la part de Amélie-Kim Boulianne de La Société secrète. « Le gin est un produit mode en ce moment, je pourrais facilement le comparer aux bières de style IPA. Il y en a pour tous les goûts et je ne crois pas que le marché va se saturer pour autant », opine-t-elle.
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