Terroir et Plaisirs › Spiritueux
Chronique
Perspectives 2017 au Québec
Malgré l’entrée en vigueur en décembre dernier des dispositions de la Loi sur le développement de l’industrie des boissons alcooliques artisanales, les distillateurs s’attendaient à plus.
Par Jean-François Pilon, . 5 min de lecture.
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Actuellement, seuls les producteurs utilisant leurs propres récoltes peuvent obtenir le permis de distillateur artisanal, et ainsi vendre des spiritueux sur le domaine. De plus, bien que la loi permette tout ce qui est fermentescible, la Régie des Alcools des Courses et des Jeux (RACJ) n’a pas encore mis sur pied les paramètres d’obtention pour autre chose que le vin, le cidre, le miel, l’eau d’érable ou les petits fruits.
LA RACJ affirme par contre qu’elle prépare le terrain pour accepter les demandes provenant de producteurs céréaliers, car l’industrie le réclame. « Nous voulions cultiver nous-même notre orge et seigle, mais ce projet est remis », indique d’ailleurs Jonathan Roy, de la Distillerie Fils du Roy.
« Pour nous, c’est parfait », se réjouit Stephan Dussault de la Distillerie Côte des Saints, dont la construction va bon train. Cette ferme-distillerie des Laurentides produira son alcool à partir de ses propres récoltes céréalières. Lui, comme l’Association des MicroDistilleries du Québec (AMDQ), indique que le gouvernement semble véritablement vouloir faire avances les choses. « Les positions évoluent. Il y a actuellement des discussions ouvertes entre tous les intervenants du milieu, incluant le gouvernement », indique le président de l’association des MicroDistilleries du Québec (AMDQ), Stéphane Ruffo, des Distillateurs Subversifs. L’AMDQ et le ministère des Finances, responsable du dossier, préfèrent ne pas émettre d’autre commentaire pour ces raisons.
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