Terroir et Plaisirs › Spiritueux
Chronique
Mixologie québécoise
Le terme « mixology », selon le dictionnaire américain Merriam-Webster, serait apparu pour la première fois en 1872. Ce terme désigne l’art ou l’habileté à préparer des cocktails, dans le sens large. Par extension, le « mixologist » est la personne qui exerce cet art, ou possède cette habileté. En français, on utilise les traductions directes : mixologie et mixologue.
Par Jean-François Pilon, . 5 min de lecture.
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On voit alors apparaître des ouvrages, dont celui de Jerry Thomas : How to Mix Drinks, Or, The Bon-vivant’s Companion (New York : Dick & Fitzgerald, 1862). Ce tenancier new-yorkais est considéré comme le père de la mixologie. Il est reconnu pour avoir popularisé les cocktails et mis de l’avant la profession et les techniques du bar avec un flair certain.
Avec la prohibition américaine, cette industrie explose; à New York seulement, on estime qu’entre 20 000 à 100 000 établissements clandestins (ou speakeasies) ont vu le jour. La mixologie y tenait la place de choix, car elle permettait d’améliorer les alcools de contrebande tout en préservant les réserves.
Cocktails et le 7e art
Le martini règnera ensuite en maître sur les années 60, résultant de la popularité d’un certain agent secret. Les cocktails se simplifient, mais deviennent omniprésents.
Selon Fabien Maillard, l’homme derrière les bars et les produits artisanaux Le Lab, la fin des années 80 marque le changement culturel du bar : « on pense tout de suite au film Cocktails avec Tom Cruise. Mais en parallèle de la fiction existait la réalité... » Il souligne d’ailleurs que le flair bartending va bien au-delà du jonglage de bouteilles, et remet en avant-scène le spectacle, certes, mais aussi « l’esprit de service ». Comme l’avait fait Prof. Thomas un siècle auparavant.
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