Terroir et Plaisirs › Spiritueux
Chronique
Pour une réforme des lois sur les spiritueux au Québec
Depuis le 11 février, les intervenants sont invités à se prononcer sur ce qui est, en quelque sorte, le descendant du projet de loi no 395 déposé en 2013. Celui-ci introduisait la notion de permis artisanal de distillation. Mais le nouveau projet de loi déposé en décembre par le ministre Leitão ne comporte plus cette notion. Sans cela, la microdistillation au Québec pourrait possiblement ne jamais réellement devenir une industrie viable.
Par Jean-François Pilon, . 5 min de lecture.
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Vente sur place
Au Québec, seule la SAQ peut vendre ou acheter des spiritueux au public. Donc, si la SAQ refuse d’accepter les produits d’une distillerie, celle-ci ne pourra tout simplement pas offrir ses boissons alcooliques ici. Sauf, en utilisant le programme d’importation privée, aussi géré par la SAQ.
Plusieurs microdistillateurs soulèvent l’importance de développer leur entreprise en tant que pôle touristique. Mais ce tourisme risque d’être bien passager si le visiteur ne peut repartir avec une bouteille, chose déjà possible pour les micro-brasseries, les cidreries et les vignobles, et qui est prévu pour les brasseries artisanales dans le présent projet de loi.
Une nouvelle sorte de producteur est en train d’apparaître : le distillateur urbain. Celui-ci souhaite entrer de plain-pied dans la vie de son quartier; son travail artisanal se rapprochant facilement de celui du boulanger ou du brasseur artisanal du coin. Mais en ce moment, plusieurs conseillent au législateur d’exiger comme condition à la vente sur place de produire l’alcool à partir de ses propres récoltes. Pourquoi exiger du distillateur ce qui ne l’est pas du brasseur artisanal?
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