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La pomme Orléans, née à l'île d'Orléans, arrive chez Metro, Super C et Costco
La pomme Orléans, une variété mise au point au Québec à partir d'un croisement entre Honeycrisp et Empire, est distribuée en épicerie à partir de la mi-octobre. Environ 750 000 pommes issues d'une centaine de vergers sont attendues cette année, rapportaient Le Soleil et La Terre de chez nous les 9 et 10 octobre.
Par La Rédaction, . 2 min de lecture.
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Une nouvelle variété de pomme créée au Québec fait son entrée dans les grandes surfaces ce mois-ci. La pomme Orléans, issue d'un croisement entre Honeycrisp et Empire, est offerte chez Metro et Super C à partir de la mi-octobre, ainsi que dans les entrepôts Costco de la région de Québec et de Rimouski, rapportait Le Soleil le 10 octobre.
Environ 750 000 pommes, cueillies chez une centaine de producteurs de la Capitale-Nationale, de la grande région de Montréal, de la Montérégie et de l'Estrie, doivent être distribuées cette saison. Aucun prix de détail n'a été rendu public.
La variété porte la signature de deux hommes : l'hybrideur et consultant en pomiculture Serge Mantha et François Turcotte, copropriétaire des Vergers Turcotte, à Sainte-Famille, sur l'île d'Orléans. Dans La Terre de chez nous du 9 octobre, Serge Mantha décrit le geste de départ : « On a pris le pollen d'une fleur d'Empire pour badigeonner une fleur d'Honeycrisp. » Il avait lui-même fait connaître la Honeycrisp aux producteurs québécois en 1995.
Le projet remonte à 1999, quand l'hybrideur a voulu créer une pomme propre à l'île d'Orléans. Les premières dégustations, parmi plus de 400 hybrides, ont eu lieu en 2010, et les premiers arbres ont été plantés aux Vergers Turcotte en 2012 pour évaluer le goût, les soins requis et la conservation. Les deux créateurs ont obtenu un brevet en 2017, pour 25 ans. « Développer cela, c'est 99 % d'échecs », dit François Turcotte au Soleil.
Depuis une entente conclue en 2018, La Maison de la pomme, de Frelighsburg, détient l'exclusivité de l'emballage et de la mise en marché de la variété en grande surface. L'entreprise cultive à elle seule 20 000 des quelque 60 000 pommiers Orléans plantés jusqu'ici. Son président, Benoit Caron, la décrit dans La Terre comme « une pomme parfaite pour le marché québécois ».
Il s'agit d'une variété tardive qui, d'après François Turcotte, reste ferme et croquante tout l'hiver. Les deux partenaires visent 10 millions de pommes d'ici cinq ans, à mesure que les arbres déjà plantés entreront en production. Chaque hectare de pommiers représente un investissement d'environ 80 000 $, avec un rendement après six ans, dit le producteur. Leur prochain chantier est une variété hâtive. « Notre but est de détrôner la McIntosh », dit-il à La Terre.
La grande distribution n'est pas la seule porte d'entrée. Des producteurs vendent aussi leur récolte d'Orléans en autocueillette, à leur kiosque ou dans les marchés publics; François Turcotte écoule la sienne au Grand Marché de Québec.
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