Bières et Plaisirs › Dégustation › Sciences du goût
Chronique
L’âme de la bière
Par Thierry Boulanger, . 5 min de lecture.
Bien que ce ne soit pas tous les styles de bière qui offrent un houblonnage très prononcé, le houblon, cette petite fleur qui à première vue paraît anodine, conserve une place de choix dans l’élaboration de la noble boisson.
En effet, une bière sans houblon, ce n’est pas une bière. Une bière sans houblon, c’est un «gruyt»! Car, il faut le savoir, en Europe, avant l’usage du houblon vers le XVe siècle, la bière était aromatisée avec des épices et différents aromates. Aujourd’hui, nous retrouvons du houblon partout. Le style de bière préféré de bien des amoureux du divin nectar n’est nul autre que l’India Pale Ale dont vous avez sûrement entendu parler dans ce journal.
Dans un des articles précédents de cette chronique, nous avons parcouru ensemble les grandes lignes sur le houblon. Nous avons vu les différents types ainsi que leurs provenances. Si vous le voulez bien, nous parcourrons maintenant ensemble les différentes formes de l’or vert, ainsi que les multiples façons de l’utiliser.
Sur le marché, le brasseur peut trouver le houblon sous plusieurs formes. D’abord, sous forme de petits cônes verts et secs, qui sont en réalité les fleurs. C’est ce qu’on appelle le houblon en feuilles. On le trouve aussi sous forme de «pellets» ou de granules si vous préférez. Ces deux formes sont les plus courantes et poussent d’ailleurs les puristes vers un réel débat à savoir laquelle des deux formes propose la meilleure qualité. Certains diront qu’il n’y a rien de mieux et de plus frais que la feuille, car celle-ci n’a pas subi de transformation contrairement à la granule. Personnellement, j’opte toujours pour la granule. Elle est plus facile à manipuler et à entreposer.
On peut également trouver le houblon sous forme de pastille. Il s’agit simplement de feuilles compactées en pastilles qui se retransformeront en feuilles au contact du moût. La dernière forme sous laquelle on peut retrouver le houblon, et non la moindre, est sous forme liquide et isomérisée. Cette dernière forme est surtout utilisée pour conférer l’amertume à la bière.
Son utilisation
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