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Chronique
Les liqueurs amères d’Europe et d’ici : de la gentiane au poivre des dunes
L’histoire des liqueurs amères est intimement liée à celle de l’alcool. Les Égyptiens ont d’abord macéré plantes et herbes dans le vin, mais avec l’avènement de la distillation dans les monastères européens du moyen-âge, c’est désormais avec des spiritueux que les moines herboristes ont concocté leurs élixirs et toniques. Plusieurs grandes marques d’aujourd’hui peuvent d’ailleurs remonter leurs racines jusqu’à la pharmacopée religieuse de la renaissance.
Par Jean-François Pilon, . 6 min de lecture.
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De cette tradition sont nés les bitters aromatiques, tels l’Angostura, les liqueurs aux herbes, le Jagermeister, par exemple, mais aussi les apéritifs, comme le vermouth, les apéritifs à la gentiane et les digestifs amers.
Pour aromatiser ceux-ci, on utilise de la gentiane, de l’angélique et du quinquina, plantes reconnues pour leur goût amer. Sont aussi utilisées des plantes digestives comme de la mélisse, de la verveine citronnelle, du genévrier, de l’anis, du fenouil, du curcuma et du gingembre.
On ajoute aussi une pléthore d’herbes et d’épices aromatiques aux vertus variées, dont la menthe, le thym, la sauge, le laurier, les pelures d’agrumes, la réglisse, la cannelle et la cardamome.
L’apéritif à l’italienne
Et s’il y a un pays qui a su complètement embrasser ce type de boissons alcoolisées, c’est bien l’Italie. Campari, Aperol, Cinzano, Fernet-Branca, Ramazzotti : ces grandes marques sont aujourd’hui synonymes d’aperitivo ou encore de l’apéritif à l’italienne. D’ailleurs, de très nombreux cocktails et long drink demandent spécifiquement de les utiliser, notamment l’Apérol spritz ou le negroni.
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