Chronique
Le Balthazar — Le meilleur des microbrasseries québécoises
En 2011, le Québec comptait moins de 100 microbrasseries. Aujourd’hui, on en dénombre près de 250. C’est donc dans un contexte totalement différent d’aujourd’hui que la première succursale du Balthazar, au Centropolis de Laval, a ouvert ses portes à la fin novembre 2011. Les associés Nathaniel Aubry, Pierre-Luc Thériault, Philippe Paquin et Caroline Soucy avaient eu l’idée d’offrir le meilleur de ce que l’industrie microbrassicole québécoise pouvait offrir.
Par Catherine Schlager, . 4 min de lecture.
« L’idée, c’était de regrouper des bières d’un peu partout au Québec au même endroit et de les rendre accessibles au grand public, explique Pierre--Luc Thériault, l’un des copropriétaires. En 2011, quand on a ouvert, les dépanneurs spécialisés commençaient, mais il n’y en avait pas beaucoup. Dans les restaurants, les bières de microbrasseries, il n’y en avait carrément pas. C’était une façon pour nous de nous démarquer ».
Le Balthazar de Laval s’est donc doté d’une carte de 37 bières en fût. Au Balthazar du Quartier Dix30 à Brossard, ouvert en avril 2015, c’est plutôt 50 broues qui se retrouvent sur les pompes. En plus de toutes les offrandes en bouteilles (une cinquantaine à Brossard, une trentaine à Laval), incluant même quelques sans gluten et sans alcool.
Les biérologues, ces précieux guides
Toutes les bières sont répertoriées par catégories (blanches, blondes, amères, ambrées, rousses, brunes, noires, etc.) pour faciliter le choix des amateurs. Et s’ils sont toujours indécis, les biérologues, ces sommeliers de la bière qui connaissent très bien leurs produits, peuvent les guider.
« Quand on a ouvert à Laval, une Yakima [de la microbrasserie Le Castor, NDLR], ça ne disait pas grand-chose aux gens. Même une IPA, ça ne leur disait rien. Le rôle du biérologue, c’est de conseiller les gens et de les diriger vers ce qu’ils aiment actuellement ou ce qu’ils pourraient aimer. C’est quelque chose que l’on a toujours mis de l’avant et que l’on compte garder au cours des prochaines années », précise M. Thériault.
Ces biérologues influencent également leurs supérieurs dans le choix des bières que l’on retrouve sur les pompes. Comment le choix se fait-il? En général, en observant les tendances du marché et ce que les consommateurs aiment. Et présentement, ce sont les India Pale Ale (IPA) et les bières sures qui ont la cote.
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