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Chronique
Le gin, ou le triomphe des aromates
Le gin puise ses sources dans les Pays-Bas, où une boisson alcoolisée faite avec des baies de genévrier apparut quelque part au 16e siècle. Le genever, ou gros gin, gagna rapidement des adeptes, apportés un peu partout en Europe par les marins et mercenaires hollandais. Les Anglais tombèrent particulièrement sous son charme. Si bien qu’ils en produisirent eux-mêmes, raccourcissant son nom du même coup. Le gin était né.
Par Jean-François Pilon, . 6 min de lecture.
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La popularité du gin crû rapidement sous Guillaume III d’Orange qui taxa les alcools importés dès 1689. Sa production fut ensuite libérée de tout droit, si bien qu’il devint six fois moins dispendieux que la bière. Le gin craze battait son plein, et les pires gin-shops, véritables tripots londoniens, offraient à leur clientèle désœuvrée des gins frelatés provenant de l’une des 1500 distilleries clandestines de la ville.
Après plusieurs essais de législations rapidement abandonnées, le Gin Act de 1751 obligea les distilleries à vendre qu’aux débits de boissons licenciés, ce qui permit enfin d’endiguer le problème.
Faire du gin
Bien que la qualité de l’alcool de base soit importante, ce sont les aromates qui doivent briller, principalement le genièvre. Outre ce dernier, on utilise aussi habituellement de la coriandre, de l’angélique, des amandes, de la cannelle, du piment, du poivre, de la réglisse et des écorces d’agrumes.
D’ailleurs, la très grande majorité des producteurs de gin, ici comme ailleurs, ne fabriquent pas leur alcool de base. Choisissant plutôt de se concentrer sur l’aromatisation.
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