Chronique
À la découverte des cépages
Dans la dernière chronique, j’abordais la notion d’appellation et le fait que les vins de l’ancien monde sont souvent vendus sur la base de leur origine. On trouve le même phénomène dans le nouveau-monde, mais l’argument de vente principal, plus souvent qu’autrement dans les nouveaux pays producteurs, est plutôt le cépage, terme employé pour désigner les cultivars de raisin utilisés.
Par Simon Gaudreault, . 6 min de lecture.
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Pour faire un parallèle simple, imaginez plusieurs variétés (ou cultivars) de pommes différentes. Les McIntosh, Lobo, Cortland et autres Granny Smith présenteront toutes des couleurs, des textures, des parfums et des goûts différents. Si on fait le saut dans le monde de la bière, ce sont peut-être les houblons qui pourraient le mieux représenter cette diversité au niveau des cultivars employés, apportant chacun des arômes différents, mais aussi plus ou moins d’amertume.
Si les Européens ne mentionnent que rarement le cépage employé sur la bouteille parce qu’ils préfèrent mettre de l’avant le lieu de production, des régions viticoles comme la Californie, par exemple, se sont fait une réputation enviable sur la base des cépages qu’ils cultivent, et qui y donnent de bons résultats. Les bouteilles arboreront la mention « cabernet-sauvignon », « chardonnay », « pinot noir » ou « sauvignon blanc » par exemple. C’est un peu plus simple, en principe, que d’avoir à fouiller dans les livres ou sur internet pour découvrir qu’un vin de l’appellation « Saumur-Champigny » est fait à partir de cabernet franc.
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