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Chronique
Ces whiskys sans âge
Le scotch whisky était à l’origine un produit local et habituellement vendu en vrac ou au verre. Impossible alors de savoir l’âge réel de votre whisky.
Par Jean-François Pilon, . 6 min de lecture.
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Ce n’est qu’en 1915 que le gouvernement britannique passera l’Immature Spirits Act qui établira à deux ans le temps minimal en fût pour qu’un distillat soit considéré du scotch whisky. L’année suivante, le terme minimal de vieillissement passera à trois ans. Cette loi se voulait un compromis à une prohibition mise de l’avant par le premier ministre Lloyd George. On peut donc présumer qu’à cette époque le scotch était vendu aussi vite que possible.
C’est en 1963 que l’on voit finalement une distillerie mettre en vente son propre embouteillage de single malt sur le marché international. C’est à Glenfiddich que l’on doit cette véritable révolution. Ce premier véritable single malt moderne ne portait alors aucune mention d’âge.
L’avènement de l’âge
L’utilisation de mention d’âge sur la bouteille n’est véritablement apparue que vers les années 1970. L’offre dépassant alors de loin la demande, les distilleries se trouvaient donc assises sur des stocks de plus en plus importants de whiskys vieillissants. Au lieu de simplement tout embouteiller, ils commencèrent à offrir des versions plus âgées, donc premiums, de leurs whiskys. En les vendant plus cher, ils réussirent à combler en partie les pertes reliées à la baisse de la demande mondiale. Débuta alors l’ère du marketing de l’âge et sa course vers les plus vieux whiskys possible. On verra alors apparaître les super premiums et les extra premiums, tous plus chères les uns que les autres.
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