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Chronique

Triple du Nouveau Monde

C’est la fin de l’automne et j’avais envie de vous parler de Triple du Nouveau Monde, une désignation bien québécoise pour cet hybride entre la Tripel de Belgique et les IPA façon américaine. Ces IPA belges ou Triples houblonnées, comme on les connaît un peu partout sur le globe depuis quelques années maintenant, sont assez buvables pour les dernières belles journées de terrasse et suffisamment complexes pour nous réconforter par les soirées les plus froides.

Par Plaisirs Média, . 5 min de lecture.

Triple du Nouveau Monde
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C’est la fin de l’automne et j’avais envie de vous parler de Triple du Nouveau Monde, une désignation bien québécoise pour cet hybride entre la Tripel de Belgique et les IPA façon américaine. Ces IPA belges ou Triples houblonnées, comme on les connaît un peu partout sur le globe depuis quelques années maintenant, sont assez buvables pour les dernières belles journées de terrasse et suffisamment complexes pour nous réconforter par les soirées les plus froides.

Démystifions d’abord l’utilisation de « triple » qui ne fait pas référence à une troisième fermentation ou un troisième houblonnage à cru… Avec la popularité des Double IPA, des Triple IPA et des DDH (double dry hop), le tout semble quelque fois porter à confusion. Ici, le « triple » réfère bien à la Tripel de Belgique.

Ces Triple du Nouveau Monde sont apparues il y a une quinzaine d’années au moment où les IPA et les houblons américains battaient leur plein. Elles sont un peu la réponse des Belges à la montée des IPA américaines, quoique certains diront que les Américains ont en premier proposé des IPA fermentées avec des levures belges. Quoiqu’il en soit, la tendance qui a persisté est celle d’une bière blonde forte alliant les propriétés d’une Triple belge aux puissants arômes des houblons du Nouveau Monde.

Une réconciliation brassicole

Rappelons-nous qu’une Tripel est une blonde belge bien dorée et forte, autour de 9% d’alcool, quelque peu épicée et sèche avec une légère rondeur maltée et un peu d’amertume. Elle est à la fois aromatique et relativement facile à boire.

De son côté, la Double IPA (IIPA) est une blonde-ambrée forte typiquement américaine avec son caractère houblonné bien dominant qui ne laisse que quelques occasionnelles pointes maltées. Avec le temps et les tendances, la présence des houblons tend à s’intensifier en aromatique et à diminuer en termes d’amertume.

L’union de ses styles assez opposés a en quelque sorte permis de réconcilier deux influences brassicoles bien distinctes.

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