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Chronique

La gazéification en dégustation (1re partie)

Que diriez-vous d’une soirée « Rigor Mortis Textures » mardi soir prochain (le 29), au Dieu du Ciel! de Montréal? On y appliquera certaines des idées évoquées dans notre série d’articles traitant du niveau de gazéification d’une bière en fût ainsi que des effets sur le profil de saveurs et sur les textures de la bière en question. Cette fois-ci, ce sera la Rigor Mortis Triple qui servira de cobaye; elle sera servie en cask à 1,7 volumes (peu gazéifiée), par bonbonne de CO2 à 2,7 volumes (telle est la coutume en Amérique du Nord) et issue d’une refermentation en fût à 3,0 volumes. Au plaisir de s’y voir!

Par Martin Thibault, . 4 min de lecture.

La gazéification en dégustation
Martin Thibault
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C’est tiré d’un post Facebook des Coureurs des Boires, le 23 octobre 2013. Il y a de cela sept ans. L’univers brassicole au Québec a beaucoup changé depuis, mais cet aspect du service et de la dégustation demeure encore peu exploré chez nous. Dieu du Ciel! était l’une des premières brasseries à faire le test. Il est toutefois encore rare aujourd’hui pour un bar spécialisé ou une brasserie de se démarquer via les textures. Pourtant, le type de gazéification et de service a beaucoup d’impact sur une bière. Tout comme la température de cuisson d’une pâtisserie a beaucoup d’impact sur le résultat final en bouche, la gazéification d’une bière fait partie intégrante de sa texture. Question d’avoir une meilleure idée des nuances possibles, voici donc ce qui s’offre à tout brasseur, tout tenancier de bar – et tout dégustateur – afin de servir une bière gazéifiée de différentes façons.

Gazéification artificielle autour de 2,5 volumes de C02

La bière nord-américaine standard est gazéifiée artificiellement, par l’entremise d’une injection de gaz carbonique dans le liquide fermenté. En d’autres mots, le CO2 qui donne à la bière ses bulles piquantes ne provient pas directement de la fermentation des sucres par les levures à bière. Il est plus facile – et plus pratique pour une vente au détail étalée sur plusieurs territoires – d’ajouter une dose calculée de CO2 à la bière via des méthodes industrielles qui ont fait leurs preuves.

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