Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
La ferme brassicole, un projet agricole avant tout
Acheter local et si possible directement chez le producteur sont des comportements de plus en plus valorisés chez les consommateurs. L’industrie de la bière n’y échappe pas. Vendre une bière qui provient de la ferme, voilà un succès marketing garanti. Pourtant, n’est pas ferme brassicole qui veut.
Par Geneviève Quessy, . 5 min de lecture.
Il ne suffit pas de faire des bières dites « fermières », un terme qui réfère à un style de bière bien précis. Brasser de la bière en achetant son orge ou son houblon des producteurs agricoles voisins, aussi louable que ce soit, ne suffit pas non plus pour prétendre au titre de ferme brassicole.
Dans l’expression « ferme brassicole », il y a le mot « ferme », et toute la réalité agricole qui vient avec. Rendons à César ce qui revient à César. Des brasseurs québécois se lèvent chaque matin pour nourrir leurs animaux, semer de l’orge, récolter du houblon, entre deux brassées de bière. Un métier sur mesure, qu’ils se sont inventés eux-mêmes, à la croisée de leurs passions.
La bière, un produit de la terre
« Pour moi, ça a été une façon de reprendre la ferme familiale, mais avec un projet qui me ressemble », explique Alexandre Perreault, de la Ferme du Tarieu de Sainte-Anne-de-la-Pérade.
En 2019, Alexandre Perreault a décidé d’investir la terre cultivée par sa famille depuis quatre générations pour y implanter une ferme brassicole, qui sera complétée par une distillerie prochainement. Finies les vaches laitières. « Ce qui me manquait avec les vaches, c’est qu’elles ne me répondaient pas quand je leur parlais! Maintenant, je fais ce que j’aime et je n’ai pas l’impression de travailler. »
La production de grandes cultures se poursuit à la Ferme du Tarieu. En cette froide journée de novembre, le fermier brasseur s’apprête à récolter ses champs de maïs grain. «On produit environ 50 tonnes d’orge par année, du triticale, du blé, du houblon. Ce sont 70 à 80 % des ingrédients qui composent nos bières qui proviennent de la ferme », détaille Alexandre Perreault.
La suite est réservée aux membres Premium
Cet article a plus de 30 jours : il fait maintenant partie des archives, réservées aux membres Premium. L’abonnement coûte 30 $ par année et donne accès aux trois univers, aux rabais chez les partenaires et au Concierge Terroir.
Aussi dans Bières et Plaisirs
- Un dépanneur du Bas-Saint-Laurent obtient le premier permis de bière en libre-service au Québec Actualité, 21 septembre 2026
- La Foire Brassicole du quartier Saint-Sauveur revient au parc Durocher les 25 et 26 septembre Actualité, 19 septembre 2026
- Beyond the Pale : la microbrasserie d'Ottawa qui a grandi sans cesser de s'amuser Chronique, 19 septembre 2026
- Sur le vif – L’IPA américaine : pas ce que vous pensez ! Vidéo, 18 septembre 2026
- La Grande Coulée souligne sa 10e édition du 18 au 20 septembre au Mont-Orford Actualité, 18 septembre 2026


Commentaires 0
Connectez-vous pour commenter.