Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
La ferme brassicole, un projet agricole avant tout
Acheter local et si possible directement chez le producteur sont des comportements de plus en plus valorisés chez les consommateurs. L’industrie de la bière n’y échappe pas. Vendre une bière qui provient de la ferme, voilà un succès marketing garanti. Pourtant, n’est pas ferme brassicole qui veut.
Par Geneviève Quessy, . 5 min de lecture.
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Il ne suffit pas de faire des bières dites « fermières », un terme qui réfère à un style de bière bien précis. Brasser de la bière en achetant son orge ou son houblon des producteurs agricoles voisins, aussi louable que ce soit, ne suffit pas non plus pour prétendre au titre de ferme brassicole.
Dans l’expression « ferme brassicole », il y a le mot « ferme », et toute la réalité agricole qui vient avec. Rendons à César ce qui revient à César. Des brasseurs québécois se lèvent chaque matin pour nourrir leurs animaux, semer de l’orge, récolter du houblon, entre deux brassées de bière. Un métier sur mesure, qu’ils se sont inventés eux-mêmes, à la croisée de leurs passions.
La bière, un produit de la terre
« Pour moi, ça a été une façon de reprendre la ferme familiale, mais avec un projet qui me ressemble », explique Alexandre Perreault, de la Ferme du Tarieu de Sainte-Anne-de-la-Pérade.
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