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Chronique

Brasseurs artisans et crise sanitaire, une occasion de repenser les lois?

Les brasseurs artisans ont durement été touchés par le confinement : comme ceux-ci ne peuvent pas vendre sur les tablettes, leur source de revenus s’est réduite comme une peau de chagrin durant les derniers mois. Est-ce la fin du permis de type artisanal pour le moins?

Par Catherine Couturier, . 4 min de lecture.

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Il existe deux types de permis de brasseurs au Québec : le permis artisan brasseur (AB), et le permis de brasseur industriel (PB). Le permis industriel (plus cher) permet de distribuer ses produits dans les bars, les restaurants, à l’épicerie. Le permis AB a été créé en collaboration avec les instances municipales pour permettre à des brasseurs de fabriquer et de vendre sur place leur bière en plein cœur des villes, et depuis peu, pour emporter. « Le permis artisan brasseur est en décroissance, ce n’est pas un permis qui a le vent dans les voiles », affirme pourtant Marie-Ève Myrand, directrice générale de l’Association des microbrasseries du Québec (AMBQ).

En effet, si en 2015-2016 il y avait 95 brasseurs industriels pour 53 artisans (presque un pour deux), on compte aujourd’hui 189 brasseurs industriels pour 70 brasseurs artisans (presque un pour trois), selon la Régie des alcools du Québec.

Une crise qui frappe durement

La crise a particulièrement frappé les brasseurs artisans, dont certains ont dû fermer complètement durant plusieurs mois. Sans compter que dans ce contexte d’incertitude, plusieurs ont hésité à investir dans des équipements qui leur auraient permis d’embouteiller davantage. C’est le cas de la brasserie La Korrigane, à Québec, qui a pris la décision de fermer même si elle avait déjà en place un système de cruchon pour emporter. « La loi me permettait de continuer à vendre pour emporter, mais le système qu’on a ne permet pas de faire de gros volume », explique au téléphone Catherine Foster, propriétaire-brasseuse.

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