Chronique
Qu’est-ce qu’une Ale « lagerisée »?
Les bières fermentées à températures élevées utilisent généralement des levures dites à « Ale » et celles fermentées à températures basses des levures à « Lager ». Des notions de base pour le dégustateur chevronné. C’est plus complexe que ça, mais on en convient que c’est une bonne façon de simplifier ces deux grandes familles de bière. Là où ça se corse, autant pour le nouvel amateur que le passionné expérimenté, c’est lorsqu’on parle de bières hybrides. Un monde plus technique que l’on rencontre à l’occasion sur nos étiquettes ou dans des conférences de spécialistes. Pourtant, il n’y a rien d’intimidant à comprendre ces Ales lagerisées.
Par Martin Thibault, . 4 min de lecture.
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L’origine de la Kölsch
Un des styles de bière que l’on rencontre le plus souvent dans cette catégorie est la Kölsch. Une bière blonde de soif au profil d’une Lager allemande céréalière comme la Helles, mais avec une pointe fruitée provenant de la fermentation. Sa création est intimement liée à celle des Lager du sud germanique, même si elle se veut une hybride depuis des siècles.
Pour faire une histoire courte, la guilde des brasseurs de la ville de Cologne, en Rhénanie-du-Nord, décidèrent de se démarquer au 16e siècle alors que les Lager devenaient très populaires plus au sud, en Bavière et en Bohême. Remarquant que les conditions pour le brassage de bières de fermentation basse n’étaient pas idéales le long du fleuve, ils statuèrent que les Lager deviendraient illégales chez eux à partir de 1603. Les brasseurs développèrent donc une bière aux allures des blondes à la mode, mais selon leurs propres procédés. Une étape cruciale de cette recette commune est donc devenue le long repos à très basse température, exactement comme celui des Lager. Cela permettait, entre autres, d’affiner les saveurs de l’orge, mais éventuellement de clarifier la bière également afin qu’elle ait moins de levures en suspension et ce, sans la filtrer.
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