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Chronique

La microbrasserie du moment

Au départ, il y avait ce nom, mystérieux, qui avait commencé à apparaître sur les réseaux sociaux l’hiver dernier. Messorem Bracitorium. La Brasserie de la Faucheuse. Nous avons d’abord pensé que nommer sa microbrasserie d’un nom aussi compliqué n’était pas une très bonne idée. Il semble que nous avions tort.

Par Catherine Schlager, . 4 min de lecture.

La microbrasserie du moment
Messorem Bracitorium
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Au moment où nous écrivons ces lignes, il ne s’est écoulé que quelques semaines depuis la préouverture officielle (le 3 août dernier) que déjà, Messorem Bracitorium est devenue LA brasserie du moment qui fait courir les foules. Elle est si populaire que les gens font la file le samedi matin pour mettre la main sur de précieuses canettes et que les stocks viennent parfois même à manquer.

Le projet, piloté par Marc-André Fillion, Vincent Ménard et Sébastien Chaput, avec l’aide de Christian Biron et François Gareau, a élu domicile dans un secteur plutôt mal desservi en bières de microbrasseries : le sud-ouest de l’île de Montréal.

Un emplacement surprenant

C’est aux abords du canal de Lachine, dans un quartier industriel qui ne paie pas de mine, que les comparses ont choisi d’établir leur brasserie artisanale, à la manière de nombreuses microbrasseries américaines sises dans des quartiers reculés mais où l’espace est plus vaste.

La facilité d’accès est donc l’un des désavantages de l’endroit. Comme le métro est loin, il faut venir à vélo ou en voiture. Mais une fois arrivé à destination, le lieu charme totalement. À l’arrière du bar, l’imposant mur de briques, où l’on a installé de jolies plantes et des lampes suspendues, vole la vedette. Au fond, une très longue banquette recouverte d’aluminium apporte une touche de modernisme à l’ensemble. On peut aussi voir les brasseurs à l’œuvre grâce aux larges fenêtres verticales.

Et dehors, impossible de ne pas être totalement séduit par la cour, les tables de pique-nique turquoise, les murs aux innombrables graffitis, la végétation grimpante et les petites lampes qui procurent une ambiance festive. Difficile de faire plus cool!

Du houblon à l’américaine

Fanas des brasseries américaines, les copropriétaires ont imposé d’emblée leur amour du houblon avec quelques variétés bien houblonnées à l’apparence voilée : DDH – ou double dry hopped – double IPA (Fossoyeuse), DDH IPA (Ok’ L’enfer, Get Wavy, 7 pieds sous terre), DDH pale ale (Brain Dead, Mon fantôme d’amour), DH IPA (Couper l’herbe sous le pied) et même des DDH sour IPA (Ces magiciens).

Lors de notre visite, il n’était possible de boire que la Fossoyeuse et la 7 pieds sous terre. La première, aux arômes tropicaux, est dominée par des saveurs de mangue. La seconde, plus douce et moins alcoolisée, avait le même profil aromatique avec une intéressante touche vanillée. Les deux bières nous ont plu, si bien que nous avons voulu repartir avec un 4 pack de Fossoyeuse, seule variété offerte pour emporter à ce moment.

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