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Chronique

Une brasserie qui carbure à plein régime!

Après cinq ans d’existence, la Brasserie Générale de Québec commence à prendre une place de choix dans le paysage brassicole de la province. La refonte de son image, une profonde révision de ses processus de brassage, un chai grandissant et de nouveaux équipements y contribuent grandement. L’ajout récent du bistro-brasserie de la 18e Rue de Limoilou s’avère en quelque sorte la touche manquante qui lui permettra un contact plus direct avec sa clientèle.

Par David Sparrow, . 12 min de lecture.

Une brasserie qui carbure à plein régime!
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À l’origine de tous ces changements, on retrouve une équipe de feu, soudée avec un objectif commun de brasser des bières de qualité. On remarque d’ailleurs une excellente synergie entre les copropriétaires de la brasserie Pierre Hugo Houle, Philippe Jacques, Martin Tremblay et Julien Pelletier. Maxime Bergeron s’ajoute quant à lui aux trois premiers dans l’aventure de Brasserie Générale – 18e Rue.

Les premiers pas

Avant d’en arriver là, l’entreprise a tout de même vécu plusieurs changements. Fondée en 2013 par d’anciens brasseurs de La Barberie, Michel Marcoux, Pierre Hugo Houle, Guillaume Cantin, et Julien Pelletier, la brasserie fait d’abord jaser avec La Chaga, sa bière au champignon du même nom qui pique notamment la curiosité de chefs de la région.

S’en suivent éventuellement les départs de Michel et Guillaume, un changement de look, puis l’arrivée de Philippe et Martin qui marquera un changement profond dans l’entreprise. « Le tout a apporté un questionnement sur les produits et la passion du brassage; on a beaucoup retravaillé les bières, les façons de faire et on a entamé un nouveau créneau avec le chai », raconte Pierre Hugo.

En déménageant de local en 2016, la Brasserie Générale augmente considérablement sa superficie et est en mesure d’agrandir son chai et d’embaucher des employés pour mieux répartir le travail. À l’époque, toute la production de la brasserie est écoulée en dépanneurs et épiceries.

Se rapprocher du client

Ce n’est qu’en avril 2018 que la brasserie ajoute finalement un salon de dégustation qui permet à sa clientèle locale de venir déguster les bières sur place. Il est également possible d’y acheter quelques bouteilles, dont des produits plus rares qu’on retrouve moins facilement en dépanneurs, notamment certaines bières affinées en barrique et quelques expérimentations.

Située dans le parc industriel de Charlesbourg, la brasserie n’entend pas faire courir les foules, mais elle « voit [plutôt] le tout comme un service qui permet aux gens de goûter les bières. On désirait aussi s’implanter dans la communauté en offrant un endroit où les gens peuvent venir déguster ou se procurer les produits », indique Philippe.

Puis, une opportunité en or se présente alors que le Louénok ferme ses portes sur la 18e Rue à Limoilou. Pour l’équipe de la Brasserie Générale, c’est l’opportunité de concrétiser un rêve en ajoutant un resto-pub à l’entreprise tout en offrant un lieu plus convivial pour découvrir ses produits. « On savait que l’endroit avait un bon potentiel et on a complètement changé l’équipement afin de réellement maximiser l’espace et le fonctionnement », expliquent Pierre Hugo et Philippe.

Brasserie Générale – 18e Rue

Aux cuves du bistro de la 18e Rue, le nouveau copropriétaire Maxime Bergeron, anciennement brasseur à la Microbrasserie des Beaux Prés, proposera ses créations maison au fil de ses envies. Évidemment, les pompes offriront aussi plusieurs bières de la Brasserie Générale.

« On a fait beaucoup de travaux et on s’est assurés d’écouter les conseils et les commentaires des gens. On tenait vraiment à bien faire les choses », explique Maxime visiblement enthousiaste.

Un consultant en restauration a d’ailleurs conseillé l’équipe pour le démarrage du restaurant qui propose une offre bistronomique conçue par le chef Jason Aubut, anciennement de Patente et Machin, et qui met en valeur les produits locaux. Déjà, la viande et les sauces y sont particulièrement réussies!

Le nouvel établissement comprend une salle à manger de 45 places et une terrasse devrait permettre l’ajout d’une vingtaine de places supplémentaires en été. On ouvrira également une boutique où certaines des créations de Maxime pourront être achetées pour consommation à domicile en format cannette.

Comme si ce n’était pas assez, les produits plus réguliers de la brasserie passeront bientôt en cannette et des bières affinées et divers assemblages issus du chai commenceront à sortir en bouteilles plus fréquemment. Pour avoir goûté quelques bières séjournant dans le chai, laissez-moi vous dire que de belles surprises sont à venir. Si ce n’est pas déjà fait, c’est vraiment un beau moment pour découvrir cette brasserie en pleine ascension.

Récolter les fruits de son travail

Pierre Hugo Houle figure parmi la génération de jeunes brasseurs ayant rapidement fait leurs classes dans l’industrie brassicole québécoise. Animés par une curiosité naturelle et une passion pour la bière, en plus d’avoir accès à bon nombre d’ingrédients et de techniques, ils n’hésitent pas à expérimenter et repousser les limites. Les plus consciencieux, comme Pierre Hugo, ne lésinent pas sur la qualité et s’assurent de tout mettre en œuvre pour optimiser le résultat final. Avec des alliés comme Philippe Jacques et Julien Pelletier, c’est assurément un gage de succès.

Originaire de Baie-Comeau, Pierre Hugo a découvert la bière artisanale lors d’un périple au Saguenay–Lac-Saint-Jean où il visite la Voie Maltée. Il s’achète éventuellement un kit de brassage et commence à concocter ses bières à la maison. Déterminé à travailler dans le milieu brassicole, il déménage à Québec et déniche un emploi à La Barberie dans le quartier Saint-Roch. En plus de prendre du galon au fourquet, il fait la connaissance de collègues avec qui il démarre éventuellement la Brasserie Générale en 2013.

Depuis l’ouverture de celle-ci, Pierre Hugo continue d’approfondir ses connaissances, notamment dans le chai où il expérimente avec les fûts et parfait ses techniques d’assemblage et de dégustateur. Pour le plaisir des papilles de tous, évidemment!

La première bière que vous avez brassée?

Ma première maison a été une « kraft dinner », je ne me souviens plus de la sorte, mais c’était un kit bien ordinaire. La première vraie tout grain que j’ai aimé était une Bock. J’avais un frigo à la maison que j’utilisais pour mes Lager.

Ma première recette à la brasserie a été la Trait-Carré, une Pils qui figurait parmi les premières recettes que nous avons proposées.

La bière dont vous êtes le plus fier?

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