Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Toujours classique après 16 ans
Septembre 2002. La microbrasserie Le Réservoir ouvre ses portes rue Duluth, devenant ainsi le nouvel endroit branché du Plateau Mont-Royal. On y côtoie plusieurs vedettes du cinéma québécois, des gens du milieu de la publicité et de la mode et bien sûr la faune du Plateau. Seize ans plus tard, même s’il ne suscite plus la même frénésie, Le Réservoir demeure un classique où on aime retourner.
Par Catherine Schlager, . 4 min de lecture.
Confession : notre groupe n’avait pas encore visité l’endroit depuis que l’équipe du défunt Hôtel Herman s’était jointe à celle de la microbrasserie en novembre 2016. Il était plus que temps d’y remédier. Nous avions bien hâte de goûter la cuisine du réputé chef Marc-André Mercier ainsi que les nouvelles offrandes brassicoles.
Si peu de choses ont changé côté décor, on note tout de même que le bar s’est allongé et que le petit coin près de la salle de brassage – où nous aimions nous installer pour le brunch – a disparu au profit d’une rutilante machine à café. Des barriques installées tout en haut permettent de voir les bières en fermentation. Des bouteilles de bière joliment disposées en haut d’un mur de brique blanc rappellent que l’institution vend maintenant des brassins pour emporter.
Car Le Réservoir a su se moderniser et s’adapter aux réalités du marché de la microbrasserie montréalaise avec son lot de nouveaux joueurs. Comme c’est maintenant permis, on y vend des growler pour emporter ainsi que des brassins spéciaux en format de 750 ml.
Une carte des bières mieux garnie
En fût, la carte des bières s’est également bonifiée, avec onze broues maison sur les pompes. Si certaines offrandes plus classiques sont demeurées (Weizen, Red Ale américaine, Cream Ale), on a actualisé le menu avec des styles au goût du jour (Berliner Weisse, session IPA, IPA Citra).
Nous avons jeté notre dévolu sur la Berliner Weisse, doucement acidulée, tandis que notre comparse penche pour la sour IPA, juteuse et à l’amertume (60 IBU) bien dosée. La IPA Citra ainsi que la Pilsner américaine demeurent aussi de bons choix, contrairement à la Cerise de blé, moins réussie.
Ceux qui n’aiment pas la bière sont choyés grâce à une vaste carte de vins d’importation privée où l’on retrouve des crûs bien intrigants de la Loire, de la République Tchèque et même du Québec.
Propositions gourmandes au menu
Comme nous sommes affamés, nous choisissons deux plats chacun : les savoureuses rillettes de canard accompagnées d’un pain artisanal et le sandwich de poulet bien croustillant avec sauce ranch pour madame, les accras d’aiglefin parfaitement cuits et la guédille de crevette et ses fèves de soya pour monsieur. Les assiettes, plus que généreuses et aux prix ma foi fort raisonnables, nous font comprendre que c’était peut-être un peu trop de nourriture…
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