Aller au contenu
Plaisirs Média

La bière au Québec depuis 20 ans

Bières et Plaisirs › Brasseries

Chronique

Doué pour faire saliver

En 2007, Alain Thibault quittait son emploi en organisation d’événements pour sauter assez spontanément dans l’arène brassicole. Il fit ses débuts chez feu AMB | Maître Brasseur (AMB) à Laval comme embouteilleur de nuit – à la main. Certains diront qu’il faut être passionné rare!

Par Valerie R. Carbonneau, . 5 min de lecture.

Doué pour faire saliver
Valerie R. Carbonneau
Partager Facebook X LinkedIn WhatsApp Courriel

De l’embouteillage à la main, bouteille après bouteille, à l’embouteillage automatisé, la vente et la distribution; il est passé par différentes tâches en deux ans. « J’ai tout appris sur le brassage pour ne pas devenir brasseur », dit-il en riant. Si son baptême de la bière chez AMB lui fit réaliser à quel point il avait de bonnes papilles, son passage chez Peluso l’aura convaincu qu’il possédait aussi une excellente capacité à décrire les saveurs.

« C’est immanquable, raconte-t-il, chaque fois que je mets les pieds dans un festival de bières, quelqu’un m’arrête pour me dire que je lui ai fait découvrir telle bière », exprime celui qui a toujours envie de partager ses trouvailles. Avant de se faire approcher par un Gilles Dubé insistant et d’être convaincu pour embarquer dans l’aventure de Brasseurs du Monde, Alain Thibault a passé deux ans au célèbre dépanneur Peluso. « Une belle époque et une belle école », admet-il, en ajoutant qu’il avait mis quelques mois à goûter à tout ce qui se trouvait sur le plancher et s’amusait à composer plusieurs lignes pour chacune de ses dégustations qu’il publiait ensuite sur le babillard du site de Bièropholie.

Pour la petite histoire, il fit la rencontre de Tony, le propriétaire du dépanneur, lorsqu’il livrait la bière d’AMB. L’homme d’affaires, qui ne connaissait pas grand-chose à la bière, avait pris l’habitude de lui demander conseil et la relation de confiance s’est installée tranquillement. En 2008, malgré la crise économique qui menaçait, Alain l’avait encouragé à agrandir son dépanneur pour faire plus de place aux micros. En plus d’accueillir ses suggestions, Tony lui demande d’assurer la transition en assumant la responsabilité de la section à titre de gérant. « J’étais le seul conseiller bière pendant deux ans et je peux vous dire que les tablettes se vidaient beaucoup plus vite que je n’avais le temps de les remplir », avoue Alain, fier de préciser que plusieurs procédures qu’il avait alors instituées sont toujours en place. Le classement des bières par styles plutôt que par microbrasserie notamment, pour faciliter la vie des clients lorsqu’il n’y avait pas de conseiller sur le plancher.

Puis, plus les commandes rentraient, plus son amour pour les grands crus grandissait. Il se mit à descendre quelques caisses de brassins spéciaux au sous-sol à chaque livraison pour les faire gagner en maturité. « La Buteuse de Trou du Diable ou le Porter Baltique de Les Trois Mousquetaires par exemple, chaque fois qu’on en recevait, je mettais des caisses de côté et les ressortais quelques mois plus tard en l’annonçant sur le babillard de Bièropholie. » On l’y avait d’ailleurs baptisé « Le Che de la bière », car il s’assurait de toujours limiter la quantité de brassins vieillis par client pour laisser l’occasion à davantage de curieux d’en profiter.

La suite est réservée aux membres Premium

Cet article a plus de 30 jours : il fait maintenant partie des archives, réservées aux membres Premium. L’abonnement coûte 30 $ par année et donne accès aux trois univers, aux rabais chez les partenaires et au Concierge Terroir.

Devenir membre Premium Déjà membre ? Connectez-vous

Partager Facebook X LinkedIn WhatsApp Courriel Adresse courte : https://plaisirsmedia.com/p/27247

Commentaires 0

  • Aucun commentaire pour l'instant.

Connectez-vous pour commenter.

Aussi dans Bières et Plaisirs

Ajoutez Plaisirs Média à votre écran d'accueil

Le site s'installe comme une application, sans boutique : vos univers, votre carte de membre, vos billets et vos Points Plaisirs d'un toucher, lisibles même sans réseau.

Comment ça marche