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Chronique

Évolution des services offerts aux brasseries

Les microbrasseries ont de plus en plus accès à des services pour les soutenir dans leurs démarches. Une offre qui, il y a à peine dix ans, n’existait pas, ou peu. Dans ce dossier présenté en deux parties, Bières et plaisirs fait un tour d’horizon de la panoplie de services disponibles, allant de la gestion des levures au lavage d’équipement, en passant par les formations et les matières premières. Dans cette première partie, nous visiterons le passé pour comprendre comment cette offre s’est développée.

Par Anne-Marie Luca, . 4 min de lecture.

Évolution des services offerts aux brasseries
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Quand la première brasserie artisanale du Québec, Le Cheval Blanc, a ouvert ses portes, en 1987, il n’y avait presque aucun service offert et très peu de diversités de produits. Jérôme C. Denys, le fondateur de la brasserie montréalaise, s’en souvient. « Tout était compliqué, parce que les grossistes ne vendaient qu’aux grosses laiteries, comme Agropur. Comme il n’y avait pas de petits producteurs, on devait se rendre en région pour trouver les compagnies qui fournissaient les laiteries en équipements, comme des joints d’étanchéité, de petites pompes ou du savon », raconte-t-il.

L’offre au marché artisanal était tout simplement inexistante, car le bassin était restreint. Et les producteurs ne s’y intéressaient pas, note Jani Beauchamp, directrice de compte chez OmniChem, un fabricant-distributeur de produits chimiques de nettoyage, fondé en 1996. « Des compagnies comme la nôtre ont toujours existé, mais on vendait à d’autres industries agroalimentaires », dit la fille du fondateur de l’entreprise montréalaise, qui a développé, à son arrivée en poste en 2007, des services pointus pour répondre aux besoins de l’industrie microbrassicole.

Si l’offre de services pour microbrasseries est aujourd’hui diversifiée, elle a longtemps appartenu aux multinationales. C’est au fil de l’expansion de l’industrie artisanale que le marché s’est ajusté à leurs besoins.

« Ça a pris du temps avant d’avoir des services, explique Jérôme C. Denys. La première fois que j’ai acheté du houblon, c’était aux États-Unis, et j’ai dû prendre un ballot complet de feuilles de houblons, la grosseur d’une botte de foin. Ça ne se gardait pas longtemps, parce que la feuille devenait rapidement jaune, et j’étais obligé d’en jeter », raconte le brasseur qui se procure aujourd’hui l’ensemble de ses produits chez Moût International à Montréal.

Le marché du houblon est tout de même l’un des premiers à s’être ajusté aux besoins des microbrasseries, selon Jérôme C. Denys. Les producteurs ont graduellement fait affaire avec des grossistes, ont offert de plus petits formats et en granule.

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