Chronique
Chaleur accablante et Tempête du siècle!
Qu’il fait beau l’été, qu’il fait chaud! Ces dernières semaines du mois de juillet, certains n’en pouvaient simplement plus d’endurer cette chaleur écrasante. Question de conserver son sang-froid et de se rafraîchir la mémoire, il semble tout indiquer de se remémorer la Tempête du siècle. Et pas uniquement la tempête elle-même, mais également la bière brassée par Le Prospecteur pour lui rendre hommage.
Par David Sparrow, . 3 min de lecture.
On en a certes vu tomber de la neige au Québec, mais plus qu’une simple expression, la Tempête du siècle réfère à une bordée bien précise s’étant abattue sur l’est du Canada en mars 1971. Plus précisément, du 3 au 5 mars où pas moins de 54 cm sont tombés au centre-ville de Montréal. À certains endroits plus au nord, on rapportait même plus de 80 cm!
Mais ce n’est pas tant la quantité de neige comme la combinaison de plusieurs facteurs qui a fait de cette tempête la mère de toutes les tempêtes; des vents de plus de 100 km/h, des bancs de neige s’élevant jusqu’au deuxième étage des maisons, des fils électriques ravagés privant de courant des quartiers entiers pendant près de 10 jours, des routes inutilisables et des opérations de déneigement interminables. Pas étonnant que 30 personnes soient décédées durant ce spectaculaire événement.
Si la tendance est au haze dans le Nord-est américain actuellement, c’était également le cas en mars 1971 avec des conditions similaires à celles d’un blizzard provocant une visibilité quasi nulle pendant près de 20 h sur les routes. Éventuellement, on a fermé les écoles et plusieurs bureaux; les déplacements routiers, ferroviaires et aéronautiques ont quant à eux été interrompus. Plusieurs passagers de transports en commun ont d’ailleurs dû être secourus par des motoneigistes afin de prendre refuge chez de bons samaritains.
À Montréal, le métro n’étant pas affecté par la tempête, on l’a laissé circuler sans interruption pour la toute première fois de son histoire dans la nuit du 4 au 5 mars. Cela n’a d’ailleurs pas eu lieu de nouveau avant le 31 décembre 1999, sans doute pour permettre aux gens de se sauver du fameux bogue de l’an 2000…
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