Chronique
La cerveza, es el puente que une a los pueblos
De gauche à droite, Félix Daviault-Ford, Juliàn Salamanca, Pierre-Luc Girard et Daniel Duarte en pleine séance de recherche et développement.
Par David Sparrow, . 4 min de lecture.
C’est lors d’une année passée à Bogota avec sa petite famille que Félix Daviault-Ford découvre la scène brassicole colombienne. Loin de Pie Braque, sa coopérative brassicole en démarrage à Jonquière, il entend néanmoins profiter de son séjour là-bas pour voir ce qui se brasse ailleurs. Sa rencontre avec la microbrasserie Tierra Santa s’avère particulièrement marquante et les Québécois pourront prochainement en goûter le fruit : El Puente, signifiant « le pont ».
Lors d’une de ses visites, Félix rencontre les cousins Julian Slamanca et Daniel Duarte de la brasserie Tierra Santa. Les jeunes entrepreneurs ont ouvert leur brasserie depuis environ quatre ans, mais le milieu brassicole là-bas est bien différent du nôtre. « L’accès au financement pour les entrepreneurs n’y est vraiment pas développé. Comme les équipements coûtent cher et non la main-d’œuvre, les brasseries se procurent de petits systèmes, mais brassent plusieurs fois par jour », explique Félix. Tierra Santa possède un kit de 200 litres et peut brasser jusqu’à cinq fois par jour pour arriver à ses fins.
Lors de sa rencontre avec Julian et Daniel, Félix remarque tout de suite le sérieux de la paire et leur passion pour la bière. Biologiste de formation, il leur offre de l’aide pour leur gestion de levures. On retrouve peu d’ingrédients locaux au pays et impossible de se procurer ou conserver des levures liquides en laboratoires.
Lorsque la brasserie perd un de ses brasseurs, Félix s’offre pour le remplacer et se voit rapidement donner carte blanche dans la salle de brassage. Durant les six mois qui suivent, il en profite donc pour travailler quelques-unes des recettes de Pie Braque, en plus de s’amuser évidemment. Pour souligner son départ, un brassage commémoratif est réalisé donnant naissance à une Brune belge au cacao colombien et au sirop d’érable québécois; une façon bien spéciale de sceller leur amitié et de faire le pont entre les deux cultures. Les brasseurs colombiens promettent à leur tour de venir au Québec afin de remettre l’expérience.
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