Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Le sympathique pimp à grande gueule
Rencontrer Félipé St-Laurent en avant-midi, ça décoiffe! En fait, même à 17 h le soir ça doit décoiffer… Passionné? Le mot n’est décidément pas assez fort… Énergumène sympathique et généreux, c’est un véritable crinqué qui pourrait difficilement passer inaperçu! Et comme il bouge vite, il a mis trois ans seulement à bâtir un empire appelé « Le Temple de la saucisse »; il distribue désormais ses saucisses fameuses sous sa marque de commerce Ils en Fument du Bon dans quatre points de vente : au 176, Jean-Talon Est et dans Saint-Henri à Montréal, à Limoilou et à Boucherville.
Par Valerie R. Carbonneau, . 4 min de lecture.
En fouillant sur le Web, on réalise que le pimp de la saucisse raconte sensiblement la même anecdote quand on le questionne sur son parcours dans le monde merveilleux de la saucisse : l’arrivée dans sa vie d’Ulysse, l’homme à qui il doit tout ; sauf sa persévérance et sa fougue, deux qualités qui sont toutes à son honneur!
« La vie a mis Ulysse sur mon chemin, un charcutier suisse qui m’a tout montré dans son garage. Cretons, rillettes, tête fromagée… pendant deux ans et demi, il n’y a rien qu’on n’a pas fait, admet celui pour qui faire des charcuteries avec Ulysse le week-end était devenu un loisir comme d’autres pratiquent un sport, empreint de reconnaissance face au lègue que lui a laissé le charcutier qui avait 45 ans d’expérience derrière le tablier avant de rendre l’âme. J’ai été son dernier élève et il m’a fait le plus beau cadeau en me confiant ses recettes. » L’homme qu’il admirait tant vendait ses saucisses à son voisinage comme on vend des petits pains chauds. Il lui a confié un jour que son seul regret était de n’avoir pas su faire profiter son talent en se lançant en affaires. Il n’en fallut pas plus pour que son élève lâche tous ses autres projets et lui fasse la promesse posthume de lui rendre hommage.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
Des culbutes, il en a fait avant d’en arriver là… « Les gens me pensaient fou, ma mère la première! Tout lâcher – lire ici : vendre ses parts à l’Auberge Saint-Gabriel, entre autres – pour vendre… des saucisses! J’ai commencé en pirate en vendant des saucisses dans mon char. Et comme un bon dealer de drogue, je vendais à des gens qui avaient entendu parler de moi par d’autres… Je publiais un message sur ma page Facebook et je partais faire ma tournée », indique celui pour qui les réseaux sociaux « c’est le bouche-à-oreille des années 2000 ». Concours drôles, photos cocasses, pubs maison douteuses, capsules vidéo divertissantes; il publie à profusion chaque jour et ça l’amuse.
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