Bières et Plaisirs › Dégustation › Sciences du goût
Chronique
Savoir apprivoiser les conifères
Peuplant majestueusement nos forêts québécoises, les conifères n’ont pourtant comme principal intérêt que leur utilisation pour la pâte à papier. Pourtant, nous oublions à tort que leurs vertus médicinales ont permis de sauver les premiers colons. Bien plus encore, se sont de véritables trésors aromatiques qui ont aussi leur place dans la bière… ou dans vos assiettes!
Par Vladimir Antonoff, . 5 min de lecture.
Origines
Apparus il y a plus de 300 millions d’années, les conifères furent rapidement l’espèce d’arbre dominante de la planète. On reconnait parmi eux les cèdres, les sapins, les genévriers, les ifs, les séquoias ou les épicéas. Bien que moins nombreux que par le passé, les conifères sont aptes à pousser naturellement dans presque n’importe quel habitat et en deviennent généralement l’espèce dominante. Pourtant, de plus en plus de variétés de conifères sont sur le déclin, souffrant de la surexploitation des forêts, des changements climatiques, de maladies ou de parasites.
Souffrant de dépérissement, l’épinette noire figure malgré tout, avec le sapin baumier, parmi les espèces d’arbres les plus répandues au Québec. Les vertus médicinales des ces deux grandes populations d’arbres furent découvertes par les Amérindiens qui les transmirent aux premiers colons. La gomme de sapin baumier fut, sans aucun doute, à l’origine de la survie des premiers arrivants souffrant de scorbut. Remède contre les infections des voies respiratoires, des muqueuses, ou contre les douleurs rhumatismales et névralgiques, le sapin baumier n’a pas encore dévoilé tous ses secrets. L’huile essentielle d’épinette noire est elle aussi réputée pour ses vertus toniques, anti-infectieuses et anti-inflammatoires.
À table
Si certaines anciennes techniques de fumaison amérindiennes étaient basées sur l’utilisation de conifères comme essence de bois de fumage, l’utilisation de ces arbres en cuisine reste marginale. Aujourd’hui, on retrouve les populaires planches de cèdre qui parfumeront vos pavés de saumon au barbecue. Les jeunes pousses de cèdre ou de sapin pourront être réduites en poudre pour aromatiser les poissons, tel que créé par le chef Stéphane Modat. Ajoutées à du sucre, ces poudres auront facilement leurs places dans les desserts. Les gelées de sapin ou d’épinette se retrouvent de plus en plus facilement dans les commerces et feront de bons accompagnements pour vos gibiers, fromages ou viandes blanches. Si la résine de pin est encore utilisée dans certaines confiseries, la bière d’épinette reste toutefois le produit le plus connu issu de nos conifères.
La suite est réservée aux membres Premium
Cet article a plus de 30 jours : il fait maintenant partie des archives, réservées aux membres Premium. L’abonnement coûte 30 $ par année et donne accès aux trois univers, aux rabais chez les partenaires et au Concierge Terroir.
Aussi dans Bières et Plaisirs
- Un dépanneur du Bas-Saint-Laurent obtient le premier permis de bière en libre-service au Québec Actualité, 21 septembre 2026
- La Foire Brassicole du quartier Saint-Sauveur revient au parc Durocher les 25 et 26 septembre Actualité, 19 septembre 2026
- Beyond the Pale : la microbrasserie d'Ottawa qui a grandi sans cesser de s'amuser Chronique, 19 septembre 2026
- Sur le vif – L’IPA américaine : pas ce que vous pensez ! Vidéo, 18 septembre 2026
- La Grande Coulée souligne sa 10e édition du 18 au 20 septembre au Mont-Orford Actualité, 18 septembre 2026


Commentaires 0
Connectez-vous pour commenter.