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Chronique
Le houblon, même en cuisine
Bien que le houblon n’ait fait sa place que tardivement dans la longue histoire de la bière, il a pourtant su s’imposer comme ingrédient fétiche de bon nombre de brasseurs. Loin d’être à la veille de s’essouffler, la culture du houblon est en pleine effervescence, toujours à la recherche et en développement de nouveaux cultivars. Aromatique et amérisant, il offre une ressource inépuisable pour des accords mets et bières…sans oublier que vous pouvez bien évidemment cuisiner avec!
Par Vladimir Antonoff, . 4 min de lecture.
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Origines
Bien que faisant partie des quatre ingrédients principaux de la bière, l’histoire du houblon, humulus lupulus, n’en est pas pour autant si claire. Si on pense que les égyptiens l’utilisaient pour parfumer leur bière, ça n’est que bien plus tard que les premières mentions écrites de son utilisation dans la bière apparaissent. S’il fut baptisé « luulus » (petit loup) par les romains, qui pensaient qu’il suçait la sève des arbres contre lesquels il grimpait, on ne consomme à l’époque que les pousses. Sa première mention écrite dans la fabrication de la bière n’apparaît qu’au VIIIe siècle en France, durant la donation d’une houblonnière par le roi Pépin le Bref à l’abbaye de Saint-Denis. C’est au XIIe siècle que les travaux de la religieuse allemande Hildegarde de Bingen rapportent les valeurs antiseptiques, conservatrices et amérisantes du houblon. Ça n’est qu’entre les XVIe et XVIIe siècles que le houblon acquiert ses lettres de noblesses et que sa culture prend de l’ampleur. Cultivé dans les deux hémisphères, ce sont l’Allemagne et les États-Unis qui restent les plus gros producteurs, avec presque 50 % de la production mondiale. Depuis quelques années, le Québec s’immisce lui aussi dans la ligue des producteurs de houblon, avec la mise sur pied de nombreuses petites houblonnières.
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