Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Comprendre la culture du houblon : que se passe-t-il au champ?
Vous le savez peut-être, il existe dorénavant une industrie de production de houblon au Québec. Toutefois, il peut être difficile de bien cerner les enjeux qui touchent à cette filière très complexe. Pour cette raison, Bières et plaisirs m’a demandé de décortiquer la production locale de houblon sous toutes ses coutures.
Par Julien Venne, . 6 min de lecture.
Au cours de l’été, je dresserai donc dans ces pages un portrait de l’évolution de l’industrie du houblon au Québec. Je préciserai également les défis et les opportunités qui attendent nos producteurs pour les prochaines années. Toutefois, avant d’aborder ces thématiques captivantes, je vous propose une visite au cœur des houblonnières québécoises. Ce tour d’horizon vous permettra de mieux saisir les tenants et aboutissants de cette culture très particulière.
Tout d’abord, il est important de mentionner que les houblonnières sont situées dans plusieurs régions du Québec. De l’Outaouais à la Gaspésie, nous dénombrons aujourd’hui plus de trente agriculteurs qui cultivent le houblon sur une base commerciale. Certains d’entre eux cultivent quelques centaines de plants alors que d’autres en ont des dizaines de milliers au champ. Vous comprenez que les modèles d’entreprises sont multiples. Ceci dit, un élément fondamental lie tous ces projets : le houblon est une plante exigeante qui nécessite des soins très particuliers.
Un printemps très chargé
Les producteurs de houblon du Québec s’affairent au champ depuis plusieurs semaines déjà. Dès le mois d’avril, ils doivent procéder à l’entretien du système de treillis. Rappelons-le, le houblon est une plante vivace qui grimpe sur environ 6 mètres de hauteur. Un assemblage de poteaux et de câbles est donc nécessaire pour permettre la montaison des plants. L’entretien de ce treillis peut comprendre le remplacement de certaines composantes ou le serrage des câbles afin d’assurer une tension appropriée dans tout le système. Une fois cette opération terminée, les producteurs peuvent se consacrer à leurs plants. Ils doivent alors procéder au taillage afin d’entretenir les souches et les rhizomes.
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