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Chronique

Brasser fruité

Le retour du bon temps sonne aussi le retour des bières rafraîchissantes. On observe généralement l’arrivée de plusieurs bières aux fruits en période estivale, puisque ceux-ci sont fraîchement accessibles. Bien que plusieurs fruits se prêtent bien aux styles de bières légères, fruitées et désaltérantes, il existe un éventail de possibilités beaucoup plus large avec lesquelles les brasseurs peuvent s’amuser.

Par Francis Richer, . 5 min de lecture.

Brasser fruité
Bières et Plaisirs
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Ce qu’il faut savoir

La première chose à retenir avant de brasser une bière aux fruits, c’est que le goût de ces derniers est fortement altéré par la fermentation. Un fruit, c’est principalement de l’eau et du sucre, puis en plus petites proportions, des fibres, des protéines, des acides et des composés aromatiques. En ajoutant un fruit à une bière, l’eau contenu dans celui-ci dilue la bière alors que le sucre, quant à lui, est généralement fermenté par la levure. Il faut donc imaginer un fruit sans son côté sucré pour entrevoir son impact sur une bière.

Il y a de ce fait plusieurs aspects à observer afin de choisir un fruit, soit la nature de celui-ci, sa teneur en eau, en sucre et autres, la forme sous laquelle il sera ajouté, le type de bière, les ingrédients connexes, le taux d’alcool, le résultat souhaité, etc.

Jus, zesté, frais, congelé, séché, en purée, en confiture?

Les façons d’introduire un fruit à une bière sont très nombreuses. Afin de déterminer la plus adaptée, il faut observer quelques aspects tels que la nature du fruit, la nature de la bière, le résultat désiré, la méthode de conditionnement, l’équipement disponible, etc.

Fruit frais

Indéniablement, pour avoir des arômes de fruit frais les plus fidèles possibles, il faut utiliser des fruits frais, directement dans la bière sans traitement, après la fermentation. Cependant, cela comporte quelques risques.

D’abord, le risque de contamination est élevé puisque les fruits sont souvent hôtes de levures sauvages. On peut miser sur l’acidité et l’alcool de la bière pour minimiser la prolifération de ces levures, ou alors on peut décider de vivre avec cette flore sauvage pour en augmenter la complexité de la bière. On peut aussi miser sur le fait que la bière sera consommée rapidement, spécialement si servie en fût où le risque de surgazéification est plus contrôlé.

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