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Chronique
Brasser léger : les bières d’été
Le beau temps est indéniablement bien installé au Québec. Le soleil, la chaleur et l’humidité. Voilà trois éléments qui ont un truc en commun : ils donnent soif.
Par Francis Richer, . 5 min de lecture.
Avec le retour de l’été, on met souvent un peu de côté les vins d’orge, les Wee Heavy et toutes les autres grosses bières hivernales pour renouer avec les bières un peu plus rafraichissantes. Parmi celles-ci, on retrouve les blanches, les blondes simples, les Pale Ales et IPA, les saisons, les Bitter, les bières fruitées et tout ce qui est Session. Souvent, elles combinent un faible taux d’alcool et un corps léger, ce qui en font des bières avec une très grande buvabilité. Il faut se l’avouer : le but est d’en boire beaucoup sans subir les conséquences de l’alcool et de la déshydratation !
Tout brasseur maison qui voit le soleil se pointer a inévitablement l’envie soudaine de brasser une Session IPA ou une Kölsh, alors allons-y. Donnons- nous le goût.
Tout en finesse
Une petite blonde simpliste, faible en alcool, peut sembler une chose simple à brasser. « Une Coors Light, c’est pratiquement juste de l’eau, ça ne doit pas être si difficile à brasser ! » En effet, ce genre de déclaration qu’on peut parfois entendre est totalement fausse. Brasser une bière subtile qui n’a rien d’extravagant ni d’explosif est en fait plus difficile que de brasser une bière corpulente et généreuse. Dans le cas de ces bières, le sucre résiduel, l’alcool et l’excès de saveurs et arômes peuvent facilement camoufler certains défauts, qu’ils soient mineurs ou majeurs.
La qualité des bières délicates repose surtout sur l’équilibre et la finesse, sur la qualité des ingrédients et le contrôle parfait de l’utilisation de ceux-ci. L’hygiène et la rigueur au cours du brassage et de la fermentation sont également encore plus critiques pour ces bières.
Les aspects à considérer
L’eau
La base de toute bière, c’est l’eau, qui en est son ingrédient principal. Il n’est pas nécessaire d’être un chimiste et d’ajuster son eau pour brasser de la bonne bière, mais c’est tout de même un aspect parfois un peu trop négligé. Dans le cas des bières faibles en alcool, l’impact du profil minéral de l’eau peut avoir un peu plus d’impact, vu la fragilité de l’équilibre de celles-ci. Sans s’attarder sur ce sujet qui mériterait plusieurs chroniques à lui-seul, il s’agit d’un aspect à considérer pour pousser la qualité de votre bière un cran plus haut. Plusieurs minéraux auront un impact sur les différentes réactions chimiques qui surviennent lors du brassage et de la fermentation, mais aussi surtout sur la perception des saveurs et des textures par la langue humaine.
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