Aller au contenu
Plaisirs Média

La bière au Québec depuis 20 ans

Bières et Plaisirs › Industrie et société › Opinion

Chronique

Réveille-toi Belgique !

Par Philippe Wouters, . 4 min de lecture.

Partager Facebook X LinkedIn WhatsApp Courriel

Connaissez-vous les bierfirmas ? Ce terme désigne des brasseries « virtuelles » qui ne brassent pas leurs bières. Celles-ci sont plutôt brassées sous « licences » par des brasseries spécialisées ou non dans la fabrication de « bières à façon ». Ces bières sont le fruit de l’imagination d’une personne qui mandate une entreprise pour faire sa bière et qui, généralement, n’est pas dans la salle de brassage au moment où se brasse sa bière.

De retour du dernier Brussels Beer Challenge en tant que juge, j’ai eu l’occasion de profiter d’une semaine instructive à côté de brasseurs belges et collègues experts internationaux. Outre les séances de dégustation dans le cadre du concours, nous avions également du temps libre pour profiter de la culture bière en Belgique. Pendant une semaine de visites d’établissements et débits de boissons, il n’y a pas une journée où je n’ai pas été confronté à une bierfirma, une bière brassée sournoisement par un groupe brassicole, mais vendue sous l’étiquette d’un autre groupe brassicole.

Souvent plus petits et s’attirant la sympathie des consommateurs, ces groupes se plaisent à diffuser une image d’entreprise qui démarre, voire de petite brasserie communautaire et locale. Dans tous les bars ou établissements spécialisés en bière, on vous vante une nouvelle cuvée ou une nouvelle brasserie qui est en fait, le plus souvent, un projet à caractère lucratif. Il s’en dégage un climat de méfiance et de crainte à chaque présentation de nouveaux produits. Un climat malsain qui ne se marie vraiment pas à l’habituelle ambiance bon enfant que suggère la bière belge, partout au pays.

Ce phénomène a d’ailleurs été décrié publiquement. En mai 2014, plusieurs brasseurs artisanaux de Belgique ont manifesté leur mécontentement face à la prolifération des bierfirmas. C’en était trop : leur métier se trouvait en danger et, au nom de la diversité des produits et de l’aspect culturel de la bière, ils ont signé une lettre conjointe. Lettre que j’avais d’ailleurs estimée légèrement exagérée de mon point de vue nord-américain, à l’époque. Je me suis trompé.

La suite est réservée aux membres Premium

Cet article a plus de 30 jours : il fait maintenant partie des archives, réservées aux membres Premium. L’abonnement coûte 30 $ par année et donne accès aux trois univers, aux rabais chez les partenaires et au Concierge Terroir.

Devenir membre Premium Déjà membre ? Connectez-vous

Partager Facebook X LinkedIn WhatsApp Courriel Adresse courte : https://plaisirsmedia.com/p/13930

Commentaires 0

  • Aucun commentaire pour l'instant.

Connectez-vous pour commenter.

Aussi dans Bières et Plaisirs

Ajoutez Plaisirs Média à votre écran d'accueil

Le site s'installe comme une application, sans boutique : vos univers, votre carte de membre, vos billets et vos Points Plaisirs d'un toucher, lisibles même sans réseau.

Comment ça marche