Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Brasser pour l’amour du goût
Par David Sparrow, . 5 min de lecture.
Dégustateur avant tout, André Trudel a dû être patient avant de voir son rêve se réaliser. Avec du recul, on constate que cette attente a tourné à son avantage; il a gagné en expérience, a parfait ses connaissances de la bière et des saveurs, et a eu beaucoup de temps pour imaginer et concevoir la brasserie de ses rêves. Et c’est maintenant que ça paie !
C’est à Shawinigan qu’André Trudel est né et a grandi. Issu d’une famille de buveurs de bière, il est dès son jeune âge mis en contact avec la bière, notamment les marques populaires consommées par sa famille et les gens de son entourage. À l’adolescence, il découvre les bières d’Unibroue qu’il aime particulièrement pour leur goût plus prononcé.
Jeune, André voyage souvent en Europe pour visiter des amis. En 1994, lors d’un périple en Belgique, il est séduit par le Moeder Lambic, un des réputés bars à bières belges, et impressionné par la variété de bières servies au pays, notamment les bières sûres.
Durant les presque 4 années cumulées passées en Europe, il découvre différentes bières et éduque son palais aux différentes subtilités que lui offrent les mousses européennes. En 1997, il se lance dans le brassage maison et devient réellement passionné.
Comment avez-vous commencé à brasser de la bière ?
Plusieurs personnes m’ont aidé lorsque j’ai commencé à brasser maison, notamment Sébastien Déry, le premier brasseur du Gambrinus qui brasse maintenant chez nous, Marc Gauthier, un ancien brasseur maison qui travaille aujourd’hui à Pit Caribou et Stéphane de la Choppe à Barrock.
Je me suis aussi rabattu sur la littérature pour apprendre par moi-même, notamment des livres de Charlie Papazian ainsi qu’Ales, Lagers et Lambics de Mario D’Eer qui proposait beaucoup d’informations sur la dégustation. Je suis dégustateur avant d’être brasseur et je pense que c’est une force pour moi dans mon métier.
Lors d’un de mes voyages en Europe, des amis et moi avions le projet de démarrer une brasserie en Suisse. Évidemment, je n’en avais pas les moyens, mais l’idée d’avoir ma propre brasserie m’a suivi jusqu’ici à mon retour. Je savais que mes bières étaient devenues assez bonnes pour un tel projet, mais il me manquait certaines habiletés. Isaac s’est alors joint à moi.
En 2000, j’ai travaillé quelque temps comme aide-
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