Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Le brasseur à la CASKette, passionné de vraies bières
Par David Sparrow, . 5 min de lecture.
Martin Vaillancourt est un esprit libre. Il aime faire les choses comme il l'entend et heureusement pour nous, ce sont les bières anglaises qu'il apprécie particulièrement. Ils sont peu à en brasser au Québec, surtout des versions authentiquement anglaises, c'est-à-dire légères, goûteuses et très faciles à boire. Et l'on n’a pas encore abordé le « cask ».
Martin a grandi sur la Côte-de-Beaupré, à Saint-Joachim. Il ne buvait pas vraiment de bière jusqu'à son entrée à l'Université du Québec à Trois-Rivières où les événements de son baccalauréat en loisir, culture et tourisme sont plus souvent commandités par les produits Unibroue. La Trois-Pistoles et la Raftman, brassée avec du malt de whisky à l'époque, lui font découvrir la bière sous un nouveau jour. C'est toutefois lorsqu'il s'envole pour l'Europe que celle-ci changera subitement son destin.
Après les vendanges en France et un détour en Espagne, il aboutit au Half Moon Inn en Angleterre, où il prend la gérance des 12 pompes de « cask » plus ou moins exploitées. En voyant les possibilités s'offrant à lui dans la liste qu'on lui envoie pour faire ses commandes, Martin s'intéresse aux « real ales » et relance la place en contactant personnellement les brasseurs pour s'assurer de servir leurs produits comme il se doit.
Sa passion pour le cask lui mérite plusieurs invitations dans les microbrasseries anglaises, des formations personnalisées, notamment de « cellarmanship », des rencontres inoubliables et probablement plusieurs autres oubliées… Évidemment, son séjour lui a également permis de participer à plusieurs brassins et créer de nombreux contacts qui allaient s'avérer précieux pour son avenir.
Comment avez-vous commencé à brasser de la bière ?
De retour au Québec, j'ai fait quelques kits maison puis je suis rapidement passé au tout grain. Je voulais vraiment pousser le tout plus loin, j'ai donc regardé pour un cours au Québec, au Canada, puis aux États-Unis avant de finalement décider de retourner en Angleterre, à l'University of Sunderland pour faire une formation universitaire accélérée en brassage.
J'ai fait mon stage à Bristol et j'ai également travaillé dans le sud du pays. Je planifiais démarrer un projet de brasserie à Bristol, tout était sur le point de débuter, puis Jean Lampron m'a contacté pour me parler de ses plans à l'Île-d'Orléans. J'ai finalement pris sa place à l'Inox lorsqu'il est parti. Après près de 2 ans là-bas, en 2008, j'ai lancé ma propre microbrasserie avec Julie et Gabriel, la première en Chaudière-Appalaches.
La première bière que vous avez brassée ?
Je pense que c'était un Irish Stout et comme j'avais une base en raison de mon voyage en Europe, tout s'était bien déroulé. Ma première au Corsaire était également un Stout, la Davy Jones, qui elle aussi avait bien fonctionné. Je l'ai beaucoup modifiée par la suite, elle a donc beaucoup évolué.
La suite est réservée aux membres Premium
Cet article a plus de 30 jours : il fait maintenant partie des archives, réservées aux membres Premium. L’abonnement coûte 30 $ par année et donne accès aux trois univers, aux rabais chez les partenaires et au Concierge Terroir.
Aussi dans Bières et Plaisirs
- Un dépanneur du Bas-Saint-Laurent obtient le premier permis de bière en libre-service au Québec Actualité, 21 septembre 2026
- La Foire Brassicole du quartier Saint-Sauveur revient au parc Durocher les 25 et 26 septembre Actualité, 19 septembre 2026
- Beyond the Pale : la microbrasserie d'Ottawa qui a grandi sans cesser de s'amuser Chronique, 19 septembre 2026
- Sur le vif – L’IPA américaine : pas ce que vous pensez ! Vidéo, 18 septembre 2026
- La Grande Coulée souligne sa 10e édition du 18 au 20 septembre au Mont-Orford Actualité, 18 septembre 2026


Commentaires 0
Connectez-vous pour commenter.