Bières et Plaisirs › Brasseries
Chronique
Pour être un bon brasseur, il faut avant tout savoir goûter
Par David Sparrow, . 5 min de lecture.
Damien Demunter grandit en Belgique. Son père, grand amateur de vin, lui transmet sa passion pour le goût lui permettant ainsi de développer un bon palais et de prendre plaisir à traduire en mot ses expériences de dégustation. La science, l’ingénierie, l’agroalimentaire, voilà les domaines qui l’intéressent réellement. Jeune et à la recherche de son chemin, il ne se doute aucunement que sa destinée est toute tracée et qu’il a déjà un bout de la route de parcouru.
Comme plusieurs de ses confrères, Damien étudie l’art du brassage à Bruxelles, à l’Institut Meurice, reconnue pour sa formation en la matière. Celle-ci combine les principaux domaines qui le passionnent. À travers ses stages, il se découvre une réelle passion pour le brassage. Il étudie ainsi à la Brasserie St-Feuillien, à l’Abbaye de Chimay, ainsi que chez Coors au Colorado où on lui laisse carte blanche pour la recherche et le développement. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il prend conscience de l’effervescence du monde brassicole en Amérique du Nord.
En 2011, lorsque son poste de directeur microbrasserie est divisé en deux, un pour la France et un pour le Canada, c’est également cet engouement pour la bière qui le convainc d’opter pour ce côté-ci de l’Atlantique où le suivra sa petite famille.
Comment avez-vous commencé à brasser de la bière ?
Après mes études, j’ai quitté la Belgique pour Madagascar, mais très vite, mon professeur m’a contacté pour me parler d’une société française, Agapes Restauration, qui souhaitaient lancer des brouepubs pour faire concurrence aux 3 Brasseurs. Nous avons ouvert La Brasserie en février et à peine un mois plus tard, le groupe faisait l’acquisition des 3 Brasseurs.
C’est vraiment à cette période que j’ai appris comment fonctionnait une petite brasserie et comment tout faire par moi-même. Après une période de transition, j’ai pris la direction de la brasserie et je m’occupais de la France et du Canada jusqu’en 2011 où la volonté de se développer au Canada ne cessait de grandir. On sentait qu’il se passait quelque chose ici, un renouveau que l’on ne retrouvait pas ni en Allemagne ou en Belgique.
La première bière que vous avez brassée ?
C’est avec un collègue lors de mon stage à Chimay où l’on avait demandé pour avoir un peu de malt, de houblon et de levure. Nous avions brassé le tout dans la cuisine de chez sa mère. Le résultat était alcoolisé, très malté, et parfumé des esters de levures de Chimay. C’était une très belle soirée après une journée de travail au labo de la brasserie.
La bière dont vous êtes le plus fier ?
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